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Panama Papers

Le siège parisien de la Société générale perquisitionné

Le siège de l'établissement bancaire a reçu mardi la visite des enquêteurs de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales, indique dimanche une source judiciaire. Des documents, notamment informatiques, ont été saisis

Une perquisition a eu lieu à la Société générale, l’une des plus grandes banques françaises, pour avoir ouvert près d’un millier de sociétés offshore via le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Cet établissement a été épinglé dans le cadre des «Panama Papers».

Le siège du groupe dans le quartier parisien de la Défense a été perquisitionné mardi par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a indiqué dimanche une source judiciaire, confirmant une information de presse. «Des documents, notamment informatiques, ont été saisis», a-t-elle ajouté. Cette perquisition est intervenue dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier pour «blanchiment de fraudes fiscales aggravées» le 4 avril, le lendemain des premières révélations des «Panama Papers».

Selon le quotidien Le Monde, la Société générale est la quatrième banque derrière HSBC, UBS, Credit Suisse à avoir eu le plus recours à Mossack Fonseca. Elle aurait créé 979 sociétés offshore, via le cabinet d’avocats panaméen, pour le compte de clients.

Le groupe français assure que seules quelques dizaines d’entre elles sont encore en activité et qu’elles sont gérées de façon «totalement transparente». En 2012, devant une commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion de capitaux, le directeur de la Société générale, Frédéric Oudéa, avait déclaré sous serment que sa banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, et dans les Etats jugés non coopératifs comme le Panama.

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