Relégué au second plan par l’envolée des bourses suite à l’élection de Donald Trump, le rebond des rendements des bons du Trésor à 10 ans au-delà du seuil de 2 % est l’autre fait majeur de la semaine dernière. Vendredi, ce taux s’est établi à près de 2,14%, contre 1,83% lundi dernier.

Pour l’économiste britannique George Magnus, interrogé par Schweiz am Sonntag, le mouvement de hausse des rendements obligataires et de l’inflation a de bonnes chances de se poursuivre suite à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Si la Fed reste en retrait et n’augmente pas ses taux directeurs et que les salaires augmentent, il est possible que l’inflation remonte à 3 % en 2019, anticipe-t-il.

Ironie de l'histoire

Davantage d’inflation aiderait les ménages à réduire l’endettement qu’ils ont accumulé avant la crise financière. Une situation qui ne manquerait pas d’avoir une certaine ironie selon lui : «Les économistes libéraux de gauche ont réclamé davantage d’inflation. Et c’est sous le président Trump qu’ils l’obtiendraient ».

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