Le Temps: Swissair qui s'allie avec Turkish et TAP, après Sabena, n'y a-t-il pas danger pour sa réputation d'excellence?

Jeffrey Katz: Peut-être, mais à court terme. Un expert en marques pourrait mieux l'évaluer. Notre entrée dans le capital de Sabena avait généré beaucoup de remous. Aujourd'hui, elle est bien acceptée. L'important, dans ce type d'alliance, est de savoir ce que chacun des partenaires pourra en retirer. Et je conseille aux sceptiques de voler avec Turkish ou TAP, ils seront surpris!

– Avec la défection de Singapore, vous êtes démunis en Asie. Quel type d'alliances cherchez-vous?

– Des collaborations régionales, mais les régions sont immenses. Singapore n'a jamais rien apporté à Swissair. Nous cherchons de véritables partenaires, et croyez-moi, plusieurs grandes compagnies se bousculent au portillon.

– Vous sortez 95 millions pour récompenser le personnel. Concrètement, combien touchera un employé de Swissair en Suisse?

– Environ 1800 francs. C'est une moyenne, le chiffre exact dépend du salaire.

Propos recueills par T. M.