Politique monétaire

A Sintra, les grands banquiers centraux auscultent la santé de l’euro

Membres des instituts monétaires et économistes de haut vol se réunissent au Portugal de lundi à mercredi. La succession de Mario Draghi, président de la BCE, sera dans tous les esprits

C’est la fin d’une ère. Celle de Mario Draghi, dont le mandat à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) s’achève en octobre: considéré comme le sauveur de l’euro, il fut à la manœuvre lors de la crise des dettes de 2012, et de la laborieuse reprise qui a suivi. Réunis du 17 au 19 juin à Sintra, près de Lisbonne, les participants au forum de la BCE, banquiers centraux de tous les continents, académiciens et économistes de haut vol, auront tous la même chose en tête: d’ici à quelques mois, l’institut monétaire aura un visage radicalement différent, car nombre de ses membres auront changé. Or la composition de la nouvelle équipe sera déterminante à plus d’un titre pour l’avenir de l’union monétaire. Et peut-être même, pour sa survie.

Peu connu du grand public, le symposium de Sintra tient pourtant une grande importance dans le monde policé des grands argentiers. Il est né en 2014, dans un but précis: faire contrepoids à Jackson Hole (Wyoming, Etats-Unis) où, tous les étés depuis 1981, banquiers centraux et observateurs se retrouvent sous l’égide de la Réserve fédérale (Fed) afin de confronter leurs idées, loin du tumulte des bourses et des turpitudes politiques de Washington.