Le Temps: Comment peut-on interpréter votre décision de privilégier Swiss Re au détriment de Credit Suisse?

Walter Kielholz: La situation a été stabilisée au Credit Suisse. Tant le management que le conseil d’administration fonctionnent bien. Il n’y a pas de problème de fonds propres ni de modèle d’affaire.

A l’assemblée générale de vendredi, certains actionnaires ont annoncé qu’il refuseront la décharge au conseil d’administration. Que leur répondez-vous?

Nous avons procédé à d’intenses discussions ces dernières semaines avec de nombreux actionnaires représentant la plupart des régions du monde. Nous sommes confiants que notre point de vue sera compris.

Quel est votre agenda pour le redressement de Swiss Re?

Le processus de redressement qu’il s’agit d’entreprendre sera simplifié. Parce que le coeur de métier est sain et dispose d’un réel potentiel. La question porte avant tout sur le bilan et la réduction des actifs risqués. Le groupe compte environ 160 milliards de francs d’investissement au sein de ses actifs. La question concerne les actifs complexes situés dans ce que nous appelons «legacy», c’est-à-dire les actifs que nous n’allons plus offrir. Les prochains mois seront en effet mis à profit pour améliorer la solidité du bilan et réduire les risques de placement au portefeuille pour protéger le coeur des affaires, la réassurance.