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Six minibus autonomes testés à l’EPFL

Les logiciels de la start-up lausannoise BestMile contrôleront ces véhicules autonomes. La ville d’Helsinki en Finlande planche déjà sur l’utilisation de navettes-robots

Six minibus sans conducteur seront testés sur le site de l’EPFL

Mobilité Les logiciels de la start-up lausannoise BestMile contrôleront ces véhicules autonomes

La ville d’Helsinki en Finlande planche déjà sur l’utilisation de navettes-robots

Même si beaucoup pensent «Google» lorsqu’on parle de voitures autonomes, un projet de transports publics sans conducteur, circulant sur le campus de l’EPFL, va démarrer d’ici à mi-février. Six minibus, fabriqués par la société française EasyMile, se déplaceront entre le centre de congrès, l’Innovation Park et le Rolex Learning Center. Pouvant accueillir jusqu’à dix passagers, ces bus-robots auront pour particularité de rouler de manière autonome à une vitesse maximale de 15 km/h.

Organisées dans le cadre du projet européen CityMobil2, ces navettes seront testées durant six mois. Elles suivront une ligne et des horaires définis. C’est la start-up lausannoise BestMile, créée il y a moins d’une année, qui contrôlera la circulation des minibus. Grâce à ses logiciels, la jeune entreprise se chargera de planifier et d’exploiter cette flotte. «Nous pouvons être comparés à une centrale de trafic. Si, par exemple, un véhicule est bloqué 30 secondes par un camion-poubelle, il faut pouvoir gérer cette perturbation à distance», explique Raphaël Gindrat, cofondateur de la start-up aux côtés d’Eduardo Camacho et Anne Koymans.

Egalement testés à La Rochelle, en France, les véhicules autonomes de CityMobil2 seront tous équipés de GPS, lasers et gyroscopes. La technologie leur permettra de repérer les obstacles sur un circuit programmé et de s’arrêter aux moindres aléas de la circulation.

Un premier projet a été réalisé en juillet dernier sur le campus de l’EPFL dans le cadre du projet CATS (City Alternative Transport System). Trois navettes autonomes ont été exploitées par BestMile durant trois semaines entre le Rolex Learning Center et l’EPFL Innovation Park. 1500 personnes ont pu tester le système.

Si l’EPFL est sur le point d’obtenir une autorisation spéciale pour tester ces véhicules sans conducteur, la loi interdit actuellement ce type de transport. Aux Etats-Unis, seuls certains Etats acceptent ces tests sur des transports autonomes. «A moyen terme, les principaux marchés de la mobilité autonome seront les sites privés, à l’exemple des hôtels, des golfs, des campus universitaires, des aéroports ou des parcs d’attractions», note Raphaël Gindrat, qui a ouvert une filiale aux Etats-Unis et s’appuie sur une équipe de huit collaborateurs.

A terme, BestMile souhaite proposer ses logiciels pour le contrôle des transports publics autonomes, afin d’amener les passagers au pied de leur habitation. «Il suffira d’appeler un minibus, via son smartphone, pour se faire conduire à son domicile. Ce qui devrait être fort utile dans les zones périurbaines, prévoit Raphaël Gindrat.

Alors qu’une voiture autonome individuelle devrait pouvoir se déplacer depuis n’importe quelle origine vers n’importe quelle destination tout en tenant compte des problèmes de cartographie, les transports publics n’auront pas cette contrainte. Leur rayon d’action sera très souvent limité à une ville, voire à une ligne précise. Un bus autonome doit donc répondre à un nombre de défis technologiques bien plus faible qu’une voiture autonome.»

Le directeur de BestMile cite notamment la ville d’Helsinki comme exemple. Celle-ci vient de lancer un grand projet qui doit révolutionner la ville d’ici à 2025. Son but est de transformer le système de transport public actuel en un système de transport à la demande basé massivement sur l’usage de navettes autonomes. Les utilisateurs achèteront de la mobilité en temps réel, via smartphone, en spécifiant leur position ainsi que leur destination.

Le système fonctionnera alors aussi bien comme planificateur d’itinéraire que comme centrale de paiement. Dans un système tel que le prévoit la capitale finlandaise, les inconvénients normalement liés aux transports publics disparaîtront.

«Un bus autonome doit répondre à un nombre de défis bien plus faible qu’une voiture autonome»

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