A 11H30 GMT l’action perdait 4,92% à 1,49 euro sur un indice MDax des valeurs moyennes en baisse de 1,32%. Le titre, qui a cédé jusqu’à 7% dans les premiers échanges, a perdu 34% de sa valeur depuis le début de l’année et 94% ces cinq dernières années.

Sky Deutschland (ex-Premiere), dont l’américain News Corp est l’actionnaire principal, a produit des rapports financiers erronés en 2007 et au premier semestre 2008, a constaté l’autorité financière allemande BaFin, selon un communiqué boursier de la chaîne.

La société n’a selon le BaFin pas suffisamment informé les marchés sur le prix de l’achat des droits de diffusion des matchs de la première division de football allemande (Bundesliga) en 2007, ni sur les risques liés à l’achat de ces droits pour les saisons 2009/2010 et 2011/2012.

L’autorité boursière reproche aussi à Sky Deutschland, chaîne chroniquement déficitaire, d’avoir surévalué la valeur de ses actifs.

Le BaFin fustige enfin la surévaluation, par le groupe, du nombre de ses abonnés. Premiere avait en octobre 2008 corrigé à la baisse d’environ un million le nombre de ses abonnés.

Mais la chaîne à péage estime que les autres reproches sont «infondés» et a indiqué qu’elle allait répliquer par la voie judiciaire, tout en reconnaissant qu’elle risquait en cas d’échec de devoir payer des amendes.

C’est ce risque qui faisait chuter le titre en Bourse, plus que la révélation d’irrégularités, qui ne surprenait pas outre mesure des investisseurs habitués au pire avec la société. Ces nouvelles «ne sont pas une grosse surprise», commentait ainsi Commerzbank.

Sky Deutschland qui a eu quatre patrons depuis son entrée en Bourse en 2005, a dû effectuer plusieurs augmentations de capital ces dernières années pour se maintenir à flot et ne compte pas revenir dans le vert avant 2012.

Ses résultats du troisième trimestre, publiés mi-novembre, témoignaient toutefois d’une légère amélioration de la situation, avec notamment un ralentissement du rythme des résiliations d’abonnement.

Le marché de la télévision payante est particulièrement difficile en Allemagne, où l’offre de chaînes câblées en accès libre est très large et de bonne qualité.