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Le smartphone bon marché «designed in France» a des atouts

Wiko lance sur le marché suisse un téléphone vendu 199 francs, sans subvention

Les consommateurs suisses ont l’habitude des smartphones «Designed by apple in California, assembled in China». Mais il n’y a pas que les iPhone ou les téléphones de Samsung. Depuis plusieurs mois, un fabricant vendant des smartphones «designed in France» (c’est écrit fièrement sur la boîte) tente de se faire une place. Wiko, lancé à Marseille en 2011, propose de nombreux smartphones à prix réduit, dont le tout dernier, le modèle Fever. Il coûte 199 francs chez Digitec hors subvention. Que vaut un smartphone valant un tiers du prix de ses concurrents haut de gamme?

La première impression dégagée par le modèle Fever est excellente. Le smartphone, vu la taille de son écran (13 centimètres de diagonale) est très léger, avec seulement 143 grammes sur la balance. La coque affiche uniquement sur l’arrière du plastique. Sur les côtés, c’est du métal et la prise en main est très bonne. On apprécie la position des boutons de commande sur le côté droit. Il n’y a pas de bouton physique sur le bas de l’appareil.

Nouvelles fonctions

Le Fever tourne avec la version 5.1 du système Android de Google. Le fabricant français y a ajouté une surcouche graphique simplifiant son utilisant, sans trop dénaturer Android. Ce ne sont bien sûr pas des composants derniers cris qui sont installés dans le smartphone, mais celui-ci est suffisamment réactif et puissant. Très peu de latence, donc, et Wiko a ajouté quelques fonctions maisons telle la possibilité d’éteindre l’écran avec une double tape ou de dessiner des lettres sur l’écran pour activer des fonctions.

Il ne faut pas attendre des merveilles des capteurs photo. Celui situé à l’arrière a beau revendiquer une résolution de 13 millions de pixels, la qualité des clichés est moyenne, notamment lorsque la lumière est faible. Mais à ce prix-là, il était impossible de demander davantage. Par contre, l’écran, qui a certes un peu de peine à afficher un blanc pur, est de bonne facture.

Phosphorescent, vraiment?

Wiko fait la promotion de ce modèle, via des publicités jugées sexistes, en mettant en avant les bords phosphorescents de l’appareil. Nos confrères français qui l’ont testé ont remarqué que l’effet lumineux était faible dans la nuit. Quant à nous, nous n’avons même rien remarqué la nuit, les bords du smartphone sont simplement invisibles.

L’appareil est livré avec une batterie amovible qui lui confère un peu plus d’un jour d’autonomie, ce qui est dans la moyenne des smartphones du marché. On apprécie de pouvoir utiliser le Fever avec deux cartes SIM. L’appareil est livré avec une mémoire interne de 16 Go (mais 9 Go réellement utilisables), et il est possible de l’accroître via une carte micro SD.

Pour 199 francs (notamment chez Digitec), l’appareil offre ainsi un très bon rapport qualité-prix. Il est sur la même gamme que certains modèles de Huawei. Les téléphones de Wiko peuvent ainsi intéresser ceux qui veulent changer de smartphone sans y mettre le prix en se liant avec une nouvelle offre de leur opérateur. Le modèle Fever est disponible dans tous les grands magasins de Swisscom via l’offre M-Budget, chez Sunrise avec la marque Yallo et chez Salt.

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