Panama Papers

La Société Générale se défend de détenir 979 sociétés offshore, comme l'affirme «Le Monde»

«Quelques dizaines» de ces entités créées pour ses clients sont encore actives et elles sont gérées de façon «totalement transparente», se défend ce mardi après-midi la banque, qui s'est engagée à ne plus travailler avec les paradis fiscaux opaques

 Mise à jour, 14h30.

Le groupe Société Générale s'est défendu mardi des accusations d'évasion fiscale après avoir été mis en cause dans le dossier «Panama Papers» pour avoir créé 979 sociétés offshore via le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

En réaction à un article du Monde, la banque a affirmé dans un communiqué que «quelques dizaines» de ces entités créées pour ses clients étaient encore actives et qu'elles étaient gérées de façon «totalement transparente»


La banque française Société Générale fait partie des cinq banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, a détaillé mardi le quotidien Le Monde, après analyse des données «Panama Papers».

«Au total, elle compte à son actif 979 sociétés, derrière la britannique HSBC (2.300 sociétés), les suisses UBS (1.100 sociétés) et Credit Suisse (1.105 sociétés)», selon le journal, qui précise que «deux-tiers de ces entités offshore ont été créées par SG Bank and Trust Luxembourg».

Les autres filiales de la banque concernées sont basées en Suisse et aux Bahamas.

Le quotidien souligne que, si la création de sociétés offshore a nettement ralenti depuis 2012 et des structures ont été fermées, «une centaine des entités ouvertes par la Société Générale chez Mossack restent actives».

Certaines autres ont en outre été cédées à d'autres gestionnaires et continuent leurs activités.

Avant ces révélations, Société Générale avait pris les devants lundi en affirmant dans un communiqué ne plus détenir depuis 2012, directement ou indirectement, aucune implantation en activité dans les Etats et territoires non coopératifs.

«Les structures auxquelles il est fait référence dans les médias ne sont pas détenues par Société Générale mais par des clients. Si la loi française ne prévoit aucune restriction concernant les relations avec des clients établis dans ces juridictions, Société Générale est particulièrement vigilante et mène depuis plusieurs années une politique proactive afin de s'assurer que nos activités respectent les standards les plus élevés en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscales», avait insisté le groupe bancaire.


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