L'entreprise genevoise Swonics a décidé de recourir au chômage partiel. Cette information a été confirmée mardi par Jean-Claude Vaudroz, patron et principal actionnaire de f-group, une entité qui regroupe six sociétés, dont Swonics. Cette réduction de l'horaire de travail, accordée pour faire face à des difficultés temporaires, concerne «une trentaine de personnes» engagées dans le processus de production de l'entreprise.

Les relations d'affaires importantes existant entre Swonics et Landis & Gyr Communications (LGC), dont la mise en faillite vient d'être prononcée (lire Le Temps du 30 janvier), sont à l'origine du ralentissement des activités de la société. Il est important de rappeler que Swonics a été créée en septembre 1999, suite au rachat d'une partie de la production électronique de LGC. Si juridiquement l'indépendance de la société de Jean-Claude Vaudroz est totale, les achats de LGC représentent toujours «20 à 30% du chiffre d'affaires» de Swonics, concède l'industriel. «Nous avons dès le départ anticipé ce point faible en travaillant à la transformation de la structure de notre carnet de commandes», explique-t-il.

Frantz-Pierre Bridoux, PDG de Gespac, qui sous-traite une partie de sa production à Swonics, maintient pour sa part toute sa confiance et rappelle sa volonté «de serrer les coudes sur la place genevoise», à travers un renforcement de la collaboration existante. Une solution envisageable pour Swonics passerait par la reprise de certains pans de l'activité de LGC (service après-vente). A l'heure de sa mise en faillite, le fabricant confirmait l'existence d'un carnet de commandes rempli, dont un important ordre de Deutsche Telekom (publiphones eurocompatibles). Suivant la procédure, les offres de reprise des différents «morceaux» de LGC sont actuellement entre les mains de l'Office des poursuites et faillites (OPF), dont une décision est attendue dans les semaines à venir. Un choix pouvant signifier le maintien d'emplois menacés par la déconfiture de LGC.