La société Cytion SA, située dans le biopôle d'Epalinges, a annoncé mercredi qu'un premier tour de table financier s'est soldé par le montant de 5,2 millions de francs. Cette somme a notamment été réunie par les deux partenaires financiers de la start-up vaudoise, Banexi Ventures, l'entité de capital-risque du groupe français BNP-Paribas, et Initiative Capital, une filiale de la Banque Cantonale Vaudoise. Cytion est une jeune entreprise issue des développements entrepris par une équipe de l'EPFL dirigée par Christian Schmidt. Ses appareils sont destinés à l'industrie pharmaceutique ainsi qu'aux laboratoires et instituts de recherche publics.

Engagements prévus

«Cet argent servira notamment à tester cet automne nos machines auprès de quatre grands groupes pharmaceutiques», a précisé au Temps Jean-Pierre Rosat, CEO de Cytion. Ce processus de validation des technologies développées par Cytion a un coût: selon le Vaudois, chaque test coûte entre 350 000 et 400 000 francs.

Jean-Pierre Rosat s'est refusé, pour des raisons de confidentialité, à nommer ses partenaires industriels. Il a cependant précisé qu'il ne s'agissait pas de compagnies helvétiques. Les machines de la start-up vaudoise se vendent à un prix d'environ 70 000 francs, a encore précisé son CEO. Une nouvelle opération de récolte de capitaux est envisagée.

Cytion escompte vendre «entre 20 et 25 machines» au cours de l'an prochain. Quant à l'équilibre des comptes, il devrait – si tout se passe comme prévu – intervenir en 2002. Afin de ne pas immobiliser ses forces sur d'autres fronts que celui du développement technologique, les dirigeants de Cytion songent à approcher un partenaire commercial apte à distribuer, commercialiser et assurer les services après-vente de leurs produits. Occupant sept collaborateurs, Cytion est en phase d'engagement: son effectif devrait atteindre douze personnes en novembre. D'ici à deux ans, déclare Jean-Pierre Rosat, la société d'Epalinges compte réaliser «des ventes atteignant huit chiffres».

Initiative Capital est l'une des trois sociétés de capital-risque gérées par la Banque Cantonale Vaudoise. Banexi Ventures, de son côté, tente une percée dans le financement de jeunes sociétés dans trois domaines principaux: l'industrie et les services électroniques, et en particulier le secteur des technologies de l'information et celui des semi-conducteurs, les techniques liées à l'optique et le domaine des sciences de la vie, regroupant des sociétés spécialisées dans la pharmacie, la biotechnologie et la santé végétale.