Innovation

La société zurichoise Ava va développer un bracelet pour procréer

Ava a annoncé jeudi qu'elle avait levé 2,6 millions de francs, notamment auprès de Swisscom ou la BCZ. Elle va lancer un bracelet connecté permettant de mieux connaître les moments du mois propices à la conception d'un enfant

C’est officiel, Ava est né. La société zurichoise a annoncé jeudi qu’elle avait réussi à lever 2,6 millions de francs auprès d’investisseurs institutionnels (Swisscom et la Banque cantonale de Zurich) et privés pour concrétiser son projet: un bracelet connecté qui aidera les couples à savoir quels sont les jours les plus propices pour envisager la conception d’un enfant. Il devrait être mis en vente courant 2016.

Une antenne à San Francisco

Fondée notamment par Pascal Koenig – le Zurichois également à l’origine du cabinet d’études spécialisé dans les montres connectées Smartwatch Group –, la société emploie actuellement huit personnes à Zurich et trois à Belgrade (pour le développement du programme informatique). Elle ouvre ces jours une antenne à San Francisco qui devrait également employer trois personnes.

«Nous aurions pu rassembler bien davantage que 2,6 millions tant le projet soulève de l’intérêt, explique Pascal Koenig. Mais comme ces investisseurs prennent également des parts dans la société, nous voulions rester prudents.» Il est également possible de précommander Ava via le site Internet de la société.

«Les analyses estiment généralement qu’un tiers des couples ont des problèmes pour concevoir des enfants. Au total, nous pensons que c’est un marché qui peut valoir jusqu’à 2 milliards de dollars par année», commente Pascal Koenig.

Pa s une 
montre connectée

L’appareil ne sera pas une montre connectée, n’aura pas d’écran intégré et ne donnera pas l’heure. Il devra être porté durant la nuit et mesurera différentes variables tels que les phases de sommeil, les battements du cœur, divers paramètres sur la peau, etc.

Pourquoi la nuit? «D’abord parce que les données récoltées sont plus fiables. Ensuite parce que l’on n’a pas forcément envie de montrer au monde entier que l’on cherche à avoir des enfants», explique Pascal Koenig.

Au matin, connecter le bracelet à son téléphone portable via bluetooth permettra d’obtenir toutes les informations nécessaires. Il n’est pas encore clairement défini comment le produit sera commercialisé (le bracelet et le boitier à part ou le tout ensemble). Au total, Ava devrait coûter environ 200 francs. n Valère Gogniat

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