Cotées aux Etats-Unis, des sociétés chinoises songent à se retirer de la bourse américaine. Selon Bloomberg, la Banque chinoise de développement (CDB) – une institution chargée de renforcer la compétitivité du pays – aurait même mis à leur disposition plus d’un milliard de dollars pour les aider à quitter Wall Street. Après avoir racheté leurs propres actions, elles pourraient redevenir publiques sur des marchés asiatiques tels que Hongkong.

Si Harbin Electric, un constructeur de moteurs électriques, a déjà profité d’une aide étatique en novembre, Fushi Copperweld, une société de pneumatiques, et China TransInfo Technology auraient fait part de leur intérêt. Point commun de ces sociétés chinoises: toutes ont été la proie d’allégations de fraude suite à leur arrivée sur le marché américain.

Le spectre de Sino-Forest

Tout a commencé en juin 2011. Muddy Waters, société d’investissement américaine spécialisée dans la vente d’actions à découvert, accuse Sino-Forest de gonfler ses comptes. Après avoir réfuté les accusations pendant de longs mois, la société forestière cotée à Toronto a finalement déposé le bilan en mars. Plutôt que de risquer une suspension de leur cotation, voire un retrait de la bourse par les autorités financières, d’autres sociétés chinoises prennent les devants.

Alors que plus de 60 entreprises chinoises ont été enregistrées sur les bourses américaines entre 2009 et 2011, une seule a franchi le pas depuis le début de l’année. Il faut dire que ses prédécesseurs, toujours selon Bloomberg, ont perdu en moyenne 53% de leur valeur depuis leur introduction en bourse .