Dubaï a accueilli jusqu’à jeudi une conférence sur le climat soutenue par les Nations unies, la MENA Climate Week 2022. Ses quelque 4000 participants ont pu échanger leurs cartes de visite dans un complexe hôtelier disposant d’un des plus grands parcs aquatiques du monde et de lagons artificiels accueillant plus de 6500 créatures marines, rapporte l’agence Associated Press. L’Atlantis on The Palm – c’est le nom du lieu – a coûté 1,5 milliard de dollars, notamment car il a été bâti sur une île artificielle en forme de palmier, qui a elle-même nécessité de prélever du sable du fond du Golfe persique et d’acheminer des quantités astronomiques de roches depuis les montagnes. De quoi exacerber l’érosion de la côte dubaïote, selon des organisations environnementales. Sans compter l’eau potable et désalinisée nécessaire pour alimenter ce luxueux complexe au bord du désert. Le pire endroit pour s’engager en faveur du climat? Probablement pas, en fin de compte.