«Meltdown in the City»: c’est sous cette enseigne que syndicats, organisations de défense de l’environnement, de migrants, de solidarité, d’étudiants, d’anarchistes et autres groupes anti-guerre, sociaux et religieux, comptent descendre dans la rue dès ce samedi en marge du sommet du G20, qui aura lieu le 2 avril à Londres. Les manifestants tiennent les dirigeants politiques mondiaux pour responsables de la crise qui balaie le monde. Ils revendiquent des décisions qui protègent les victimes et qui réduisent les inégalités dans le monde. Ils réclament aussi des mesures énergiques pour protéger l’environnement.

La police londonienne craint le pire. Son chef, Bob Broadhurst, a évoqué une organisation «sans précédent» des militants et le retour de groupes actifs violents dans les années 90. Quelque 2500 policiers antiémeute quadrillent déjà la capitale britannique. Coût de l’opération: 10 millions de francs.

Les premières manifestations ont lieu dès ce samedi, à Londres ainsi que dans plusieurs villes en Europe et aux Etats-Unis. En Suisse, les militants altermondialistes se réunissent dès 14 h à Genève.