Sony Ericsson revient de très loin. Le fabricant de téléphones mobiles avait enregistré, depuis sa création en 2001, 879 millions de perte lors de ses 21 premiers mois d'existence. Mais le vent a tourné. Les problèmes de logistique ont été réglés et, en 2004, la société a enregistré un premier bénéfice annuel de 316 millions d'euros, alors que 2003 s'était achevé sur une perte de 86 millions. Le chiffre d'affaires a bondi de 4,67 milliards à 6,53 milliards, de même que le nombre de mobiles vendus, de 27,2 à 42,3 millions d'unités.

Malgré une notoriété importante et un rôle de précurseur, Ericsson n'avait fait que perdre de l'argent et des parts de marché durant des années. Grâce à Sony, le fabricant de portables a acquis une solide expérience dans le design et surtout les caméras. Du coup, Sony Ericsson produit parmi les meilleurs téléphones mobiles haut de gamme du marché, et revendique actuellement 7,2% de parts de marché mondial, derrière Nokia (environ 30%), Samsung, Motorola, Siemens et LG. La firme semble très bien profilée sur le marché des téléphones de la troisième génération (UMTS), mais possède, selon les analystes, des lacunes dans les modèles d'entrée de gamme. Nokia sera dangereux en 2005 avec le lancement de 40 nouveaux modèles.