Malgré un bénéfice net annuel de 6,2 milliards de francs réalisé par UBS en 2015, les chiffres au quatrième trimestre sont, eux, ressortis en demi-teinte. Le résultat net de 949 millions de francs réalisé entre octobre et décembre a été inférieur de moitié à celui enregistré au troisième trimestre (2,07 milliards). Comme lors du trimestre précédent, ce résultat a aussi été largement soutenu par des effets extraordinaires: un crédit d’impôts de 715 millions de francs a plus que contrebalancé les nouvelles provisions portées en compte pour litiges juridiques ou questions réglementaires à hauteur de 365 millions de francs.


Les fonds affluent toujours en Asie

Dans la gestion de fortune, le résultat net avant impôts s’est établi à 344 millions de francs au quatrième trimestre, comparé à 639 millions trois mois plus tôt. Surtout, l’unité a subi des sorties d’argent de 3,4 milliards de francs au quatrième trimestre. Les afflux nets d’argent frais en Asie Pacifique (1,8 milliard) et en Suisse (0,2 milliard) n’ont pas suffi à contrebalancer les sorties d’argent en Europe (2 milliards) et dans les pays émergents (3,5 milliards). Quant aux apports de fonds des clients ultra-riches, ils ont décéléré à 2,2 milliards. Sur l’ensemble de l’année, l’afflux d’argent frais s’est limité à 12,9 milliards, contre 34,4 milliards en 2014.

Ratio de fonds propres en hausse

Parmi les autres unités, la gestion de fortune aux Etats-Unis a dégagé un résultat avant impôts de 754 millions de dollars sur l’année, avec un afflux d’argent frais de 21,4 milliards, le double de l’an précédant. La banque d’investissement a, elle, réalisé un bénéfice avant impôts de 1,9 milliard sur l’année, contre une perte un an plus tôt. Toutefois, il s’est limité à 80 millions pour le seul dernier trimestre.

Lire aussi: La Suisse exigera des fonds propres plus élevés pour ses deux grandes banques

Côté positif, les ratios de fonds propres ont continué de s’améliorer. Le ratio d’endettement («leverage ratio») ainsi progressé à 5,3% (5% à fin septembre), soit davantage que le niveau de 5% requis en Suisse pour les deux grandes banques.