Le président de la direction générale de la Banque Cantonale de Bâle ne se plaint pas du développement des affaires dans la gestion de fortune. A la fin de 1999, son établissement gérait 19,4 milliards de francs. Un an plus tard, la masse sous gestion a dû quelque peu augmenter. A Bâle, où est domiciliée la plus grande partie de cette fortune, les affaires ont été très bonnes en 2000. Par ailleurs, si les marchés ont été pour beaucoup dans la progression de la masse, Werner Sigg évoque aussi le développement des affaires sur la place de Zurich. La BKB gère maintenant 2,3 milliards de francs et emploie 22 personnes sur les bords de la Limatt. Pour prospecter la clientèle du Mittelland, la BKB a par ailleurs embauché en 1999 à Olten une équipe de huit personnes. Celle-ci gère, après quelques mois d'activités, 450 millions.

A Genève par contre, la collaboration avec MFC Merchant Bank SA annoncée en novembre 1999 a tourné court. «Nous l'avons arrêtée et trouvé une nouvelle équipe qui a été embauchée entre le 1er décembre 2000 et le 1er janvier de cette année», confie Werner Sigg. Pas question donc de quitter les rives du Léman. Mais, se vouant désormais à un «private banking classique», la BKB a décidé avec une équipe de huit personnes reprise à une des deux grandes banques commerciales de la place, de poursuivre la même stratégie qu'à Zurich ou à Olten. Certes, la BKB ne peut donc pas encore se targuer d'une fortune sous gestion conséquente à Genève mais Werner Sigg confie que le volume qui est resté à Genève avec les clients permet de ne pas repartir de zéro.