Dans la salle B1 du Palais de justice de Genève, le parquet grinçant, les vitres en plexiglas et les masques rendent vite les témoignages inaudibles. Des représentants de SGS, la multinationale qui domine le secteur de l’inspection et la certification, siègent sur une rangée. Ils sont assis à côté de la partie adverse, celle de Thomas K., un ancien cadre de cette firme genevoise. Ce cinquantenaire allemand dit avoir été licencié de façon abusive en 2019. Il aurait été écarté après avoir fait part à sa direction de nombreux indices de corruption dans le service qu’il dirigeait.