Il y a de fortes chances que vous ayez du cobalt dans votre poche ou dans votre sac. Ce minerai est l’un des composants essentiels des batteries lithium-ion, omniprésentes dans nos smartphones, nos tablettes, ordinateurs portables et bientôt voitures électriques. Or la source du cobalt, comme tant d’autres minerais, pose problème. La semaine passée, Amnesty International a publié un rapport analysant comment 29 entreprises, dont Apple, Tesla, Microsoft ou Samsung, s’informaient des conditions d’extraction du cobalt.

Plus de la moitié du cobalt extrait sur la planète provient de la République démocratique du Congo (RDC). Et un cinquième de cette production est effectuée à la main, parfois par des enfants, dans des conditions extrêmement difficiles. Dans son rapport de 108 pages, Amnesty constate que la majorité des entreprises interrogées sont incapables de dire d’où vient le cobalt qu’elles utilisent… Apple est vue comme l’entreprise la plus curieuse en la matière, alors que Renault et Microsoft sont pointés du doigt par Amnesty.

Il faut qu’Amnesty, comme d’autres organisations, continue à mettre une grosse pression sur ces sociétés, que ce soit pour les minerais ou l’assemblage des appareils en Chine. Espérons aussi que des fabricants à visée éthique, comme Fairphone, continuent à gagner des parts de marché.