Si ces conditions sont remplies, «on peut penser qu’un montant autour de 100 milliards de dollars n’est pas inconcevable», a déclaré le responsable au quotidien français.

«La Chine est prête à aider l’Europe, à l’évidence, mais il y a au moins deux conditions préalables», a-t-il prévenu.

«La première c’est être sûr que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera efficace, utile pour aider à stabiliser la situation européenne. Pékin veut donc s’assurer de la validité des mécanismes», a-t-il détaillé, ajoutant que «rien ne serait pire pour la Chine que de contribuer à quelque chose qui irait à l’échec».

La deuxième «touche aux garanties offertes […] car on ne peut pas exclure que l’affaire ne fonctionne pas. Est-ce que ces garanties seront offertes par des dettes sélectionnées, comme la française, et surtout l’allemande», s’interroge le responsable.

Par ailleurs, «si la Chine investit et soutient l’Europe, il n’est pas irraisonnable qu’elle demande au minimum un peu plus de compréhension de ses intérêts», selon lui.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré depuis Cannes où il se trouve pour le sommet du G20 que c’était «surtout à l’Europe de régler le problème de sa dette».

Sollicitée pour apporter une aide, la Chine a suivi avec inquiétude ces derniers mois l’aggravation de la crise des dettes en Europe, premier marché pour ses exportations et où elle détiendrait 550 milliards de dollars d’obligations souveraines. Elle a appelé sans détour l’Europe à mettre de l’ordre dans ses finances.

Mercredi, au surlendemain de l’annonce surprise de l’organisation d’un référendum par la Grèce sur le plan anticrise de la zone euro, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait souhaité que «le plan de sauvetage de la zone euro (soit) appliqué» malgré tout.