Soutien financier pour SamanTree

Imagerie La start-up lève 4,5 millions

La start-up lausannoise SamanTree Medical a réalisé une première levée de fonds de 4,5 millions de francs auprès d’investisseurs privés. «Ces fonds nous permettront d’accélérer le développement en vue d’une commercialisation du scanner en 2016», a noté Davor Kosanic, directeur et cofondateur de la société.

Dénommé l’HistoScanner, l’appareil développé par la start-up issue de l’EPFL permettra de réaliser, en salle d’opération, des examens sur les tissus d’un patient «fraîchement prélevés». «En quelques minutes, le chirurgien obtiendra des informations du pathologiste. Il saura, quasiment instantanément, s’il a extrait, par exemple, l’ensemble de la tumeur», explique Davor Kosanic.

Tumeurs précoces

Les informations seront transmises selon un standard du métier, dénommé PACS (Picture Archiving and Communication System). Actuellement, cela se fait en deux temps. Il y a d’abord un prélèvement des tissus suspects puis une analyse en laboratoire. «Notre appareil évitera les opérations à répétition et pourrait augmenter les chances de guérison», prévoit le jeune entrepreneur de cette entreprise de cinq collaborateurs, fondée en 2010.

Le scanner numérique, qui se base sur un procédé de microtechnologie, permet un agrandissement des tissus, de l’ordre de 1000 fois, comparable aux appareils déjà sur le marché. En revanche, son champ de vision est beaucoup plus important, ce qui permet d’observer de grandes surfaces de tissus, tout en réalisant des agrandissements de certains détails. La technologie devrait permettre de passer au-dessous du micromètre, soit un champ d’activité plus petit qu’une cellule vivante.

«En observant la structure cellulaire, notre scanner devrait permettre de détecter des tumeurs précoces qui ne peuvent pas être repérées avec des techniques traditionnelles», affirme Davor Kosanic.

Vers une commercialisation

Ce nouveau scanner devrait servir dans un premier temps à la détection de cellules cancéreuses. SamanTree Medical vise des applications en oto-rhino-laryngologie (ORL), en neurochirurgie et en gynécologie. «Nous sommes actuellement en contact avec le corps médical en vue de réaliser les premiers essais cliniques», précise Davor Kosanic.

Le prototype avancé attend d’obtenir le marquage CE pour passer à la phase commerciale.