Soutenir, voire recapitaliser UBS: personne ne conteste l'objectif du plan concerté entre la banque, le Conseil fédéral et la Banque nationale suisse. Par contre, le Parti socialiste, qui n'a trouvé aucun soutien à droite, défend, à travers une entrée directe dans le capital de la banque, un contrôle accru, sur la gestion et les orientations futures de la banque. Comme en Allemagne par exemple. Contrairement au professeur de droit Luc Thévenoz, qui juge qu'il appartient au conseil d'administration d'UBS de demander la restitution des bonus touchés par les hauts cadres, le PS défend un activisme plus étendu de l'actionnaire, Etat en tête.

Sur la question, intervention remarquée hier de Daniel Vasella, patron de Novartis. Les discussions sur le versement de bonus aux managers tiennent du «populisme pur», juge-t-il. Elles sont certes «compréhensibles», mais néanmoins «effrayantes», selon lui. Affirmer que les bonus sont la cause de la crise financière constitue un «raisonnement trop court» aux yeux de M. Vasella.