Des promesses, toujours des promesses. C’est sur celles d’acquérir une entreprise dans un horizon de temps donné que des SPAC ont levé près de 40 milliards de dollars depuis le début de l’année. Nouvelle folie de Wall Street, ces «Special Purpose Acquisition Companies» sont des coquilles vides cotées en bourse qui offrent un accès rapide à une cotation, avec moins de contraintes qu’une introduction en bourse classique. L’explosion des SPAC illustre la volonté de certaines entreprises de profiter immédiatement de la fièvre des marchés actions.

«Sociétés de chèques en blanc»: l’appellation française des SPAC résume bien ce qu’offrent ces structures sans activité opérationnelle. En mettant de l’argent dans l’une d’elles, un investisseur fait confiance à l’animateur du SPAC et ses projets souvent peu définis. Richard Branson, l’entrepreneur à la tête du conglomérat Virgin, cherche ainsi à lever 400 millions de dollars à travers un SPAC pour financer de nouveaux projets, selon des documents déposés mercredi auprès de la SEC, le régulateur des marchés américains. Ses projets pourraient se trouver dans le secteur des voyages, ou dans les services financiers, les médias, la musique ou les énergies renouvelables. Richard Branson avait déjà eu recours à un SPAC en 2019 pour introduire en bourse sa filiale Virgin Galactic, active dans le voyage spatial.