Après avoir été la coqueluche de Wall Street depuis mi-2020, les SPAC sont en perte de vitesse. Depuis le début de l’année, plus de 330 de ces coquilles vides ont été introduites en bourse, avec l’unique objectif d’attirer des capitaux pour acheter une entreprise. La première partie de l’équation n’a pas posé de problème, avec plus de 101 milliards de dollars levés depuis janvier – davantage que sur toute l’année 2020. Mais trouver une cible adéquate est devenu de plus en plus difficile, dans un contexte de féroce concurrence pour mettre la main sur les sociétés les plus prometteuses. Le phénomène des SPAC a ainsi commencé à s’essouffler en février, et une nouvelle réglementation va encore refroidir les ardeurs de leurs promoteurs.

Dans une note publiée le 12 avril, l’autorité américaine des marchés – la SEC – n’a pas mis en garde contre les dangers de ces structures et n’a pas fait planer de risque d’interdiction. Il y était seulement question de comptabilité, plus précisément de la façon dont doivent être enregistrées les options accordées aux animateurs des SPAC. Dans certains cas, écrit la SEC, ces options doivent apparaître en tant que dette dans la comptabilité des SPAC, et pas en tant que capital, comme c’est la pratique.