C’est le mot magique du moment à Wall Street: SPAC. Ces fonds cotés en bourse lèvent des capitaux pour acquérir une entreprise non cotée. Cette dernière devient donc cotée et, vu l’excitation actuelle pour tout ce qui est introduit en bourse, il est très probable que son cours s’enflamme. Au moment où les investisseurs apportent leurs millions à un SPAC, ils ne savent pas quelle entreprise sera acquise, ni à quelle valorisation. Ce qui explique que ces structures sont aussi appelées «sociétés de chèque en blanc». Mais parfois, les choses tournent mal, comme l’a montré l’acquisition de Lucid Motors le 22 février. Le futur Tesla acheté par un SPAC: qu’est-ce qui pouvait mal tourner?

Une introduction en bourse classique se base sur les comptes audités de la société qui vise une cotation. Ces comptes couvrent des années qui ont réellement eu lieu. L’entreprise en question n’a pas le droit d’établir des projections de chiffre d’affaires ou de bénéfice pour le futur. Un SPAC, si.