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Le Néerlandais Martijn Roordink, cofondateur de la marque de bureaux de travail partagé Spaces.
© www.mt.nl

Coworking

Spaces cherche à tripler sa présence en Suisse dès 2018

Le géant du bureau partagé, détenu par un groupe zougois, rêve d’un pont symbolique entre Genève, Zurich et la Silicon Valley. Rencontre, au bout du Léman, avec son fondateur, le Néerlandais Martijn Roordink

Voilà plus de dix ans qu’il n’a plus mis les pieds dans un bureau conventionnel. Martijn Roordink, cofondateur des espaces de coworking Spaces, figure parmi les précurseurs du travail nomade. Sa marque, née en 2006, mais lancée formellement le 15 septembre 2008, soit le jour de la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis, s’est depuis propagée sur 44 sites à travers le monde.

Lire aussi: Le groupe français Multiburo débarque à Genève

Spaces, dont l’une des particularités est d’assortir son offre d’un service quasi hôtelier (conciergerie, restauration en continu, etc.), a officiellement inauguré ce mardi sa nouvelle antenne de plus de 2000 m² à Genève. Plus exactement, dans l’ancien bâtiment de la banque Coutts, au quai de l’île, un immeuble qui a pour propriétaire le family office de l’homme d’affaires genevois Ernesto Bertarelli.

Un potentiel de développement élevé

«Nous prévoyons, au cours des 12 prochains mois, d’ouvrir au moins trois autres bureaux partagés en Suisse», résume son patron néerlandais, dont l’enseigne est détenue par le groupe zougois IWG. Cotée à la bourse de Londres, cette entité a également racheté la multinationale britannique Regus, qui loue à ce jour 3000 espaces de coworking dans plus de 1000 villes, cumulant plus de 2 millions de clients.

Spaces, présente à Zurich dès le mois prochain, se considère encore comme un petit acteur des locaux partagés. Mais dont la croissance devrait conduire la marque à totaliser 80 points d’ancrage à la fin de cette année. «Nous atteindrons, à l’horizon 2019, les 200 à 250 sites», prévient Martijn Roordink. Son objectif: générer près d’un milliard de francs de revenus sur ces trois prochaines années.

Une mode fiscalement préférable

Le marché mondial recenserait pour l’heure entre 15 000 et 25 000 espaces de coworking, selon le patron de Spaces. Ce dernier considère son enseigne comme un accélérateur d’innovation, issue de la nouvelle économie véhiculée par les start-up – Facebook venait d’être lancé – et de son approche désinhibée face au travail à distance. «Aujourd’hui, les entreprises traditionnelles optent pour les espaces de travail partagé, notamment pour des raisons comptables. Pour les jeunes pousses, le concept permet de davantage se concentrer sur la productivité», relève Martijn Roordink. Et ce dernier d’ajouter: «Les gens sont des animaux sociaux. Ils n’apprennent pas de leurs ordinateurs, mais des échanges avec leurs semblables.»

Spaces s’imagine devenir un pont symbolique entre la Silicon Valley et la Suisse, notamment. Dans l’idée de former par exemple une communauté fintech, composée d’acteurs stimulants, ouverte sur l’international et à l’état d’esprit décloisonné. «Dans près d’un tiers des cas, les entreprises – même très différentes – partagent des défis identiques. Plutôt que de payer chacune des consultants pour résoudre leurs problèmes communs, ils peuvent mutualiser ces efforts dans le cadre d’un même espace de travail», conclut le cofondateur de Spaces.

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