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politique

Le SPD déclare la guerre aux banques suisses

Après avoir torpillé l’accord fiscal avec la Confédération début décembre, les sociaux-démocrates préparent une proposition de loi au Bundesrat pour retirer leur licence aux banques suisses «peu coopératives».

Après avoir fait échouer l’accord fiscal avec la Confédération début décembre, le Parti social-démocrate (SPD) se prépare à une nouvelle offensive contre les banques suisses. Selon le candidat aux élections régionales de Basse-Saxe, Stephan Weil, le SPD fera une proposition de loi au Bundesrat, la Chambre haute représentant les régions, contre les établissements bancaires suisses «peu coopératifs». «Nous prendrons une initiative concrète très rapidement», a assuré Stephan Weil dans une interview au Spiegel Online.

«Avec le soutien des autres ministres-présidents sociaux-démocrates du Bundesrat, je ferai monter la pression sur les banques suisses. Nous devons légiférer afin de retirer leur licence aux banques suisses qui couvrent les fraudeurs du fisc en Allemagne. Il faut empêcher les établissements financiers qui se comportent de façon criminelle de pouvoir travailler en Allemagne.»

Stephan Weil veut prendre exemple sur les Etats-Unis. «Si nous voulons lutter plus efficacement contre la fraude fiscale, nous devrons aller plus loin. Les Américains utilisent ouvertement la menace du retrait de licence, pour faire plier les Suisses et obtenir d’eux des échanges de données. Les Allemands doivent faire la même chose. Il est injuste que l’honnête contribuable allemand soit, au final, le dernier des idiots», a-t-il ajouté.

Les sociaux-démocrates espèrent renverser, le 20 janvier prochain, les conservateurs de la CDU en Basse-Saxe. Ils obtiendraient ainsi, avec les écologistes, une large majorité de blocage au Bundesrat, ce qui leur offrirait la possibilité de négocier certaines lois avec le gouvernement Merkel.

Ce scrutin régional est aussi le dernier rendez-vous électoral important avant les élections fédérales de l’automne. Le SPD veut donc utiliser cette probable victoire – confirmée par les instituts de sondage – pour se lancer dans la course à la Chancellerie avec la «mise au pas» des banques suisses comme thème de campagne.

Un ton populiste

Stephan Weil devrait être élu sur les terres de l’ancien chancelier, qui fut ministre-président du Land de 1990 à 1998. «J’apprécie Gerhard Schröder depuis longtemps, et notamment sa politique économique très pragmatique.» Inconnu sur la scène politique nationale, il est aussi soutenu par Peer Steinbrück, l’adversaire d’Angela Merkel aux élections fédérales. Le candidat social-démocrate à la Chancellerie est connu pour avoir menacé plusieurs fois la Confédération sur un ton populiste. C’est lui qui est à l’origine du torpillage de l’accord fiscal entre Berne et Berlin, en décembre.

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