Alliant rendements attractifs, décorélation et protection contre l'inflation, les infrastructures se présentent comme une alternative intéressante aux revenus obligataires.

La construction de portefeuilles doit aujourd'hui prendre en compte la faiblesse conjoncturelle des rendements obligataires, ainsi que la volonté de contenir les risques au moment où les marchés boursiers atteignent des niveaux inégalés. A ce titre, les investissements alternatifs (hedge funds, private equity, immobilier, matières premières, etc.) ont offert, ces dernières années, des rendements supérieurs aux obligations tout en garantissant une certaine décorrélation vis-à-vis des classes d'actifs traditionnels.

Parmi les investissements alternatifs, les actifs d'infrastructures ont été récemment redécouverts. Sous ce terme générique sont réunis des sous-secteurs aussi divers que les péages routiers, les tunnels, les ponts, les parcs de stationnement; les aéroports, les ports; la distribution d'eau, de gaz et d'électricité; les télécommunications; les hôpitaux, les maisons de retraite ou encore les établissements scolaires.

Globalement, les infrastructures peuvent être qualifiées de «piliers du développement et de la croissance d'une communauté». En tant qu'investissement, ces actifs partagent tous les caractéristiques suivantes: un service fondamental à la communauté, une position de quasi-monopole naturel, une demande peu dépendante de la conjoncture, des actifs de longue durée ainsi que des coûts et des revenus futurs attendus prévisibles, car souvent réglementés par l'Etat.

Ces caractéristiques rendent les infrastructures très attrayantes pour les investisseurs car elles induisent prévisibilité et stabilité des revenus. De plus, elles offrent souvent une protection contre l'inflation car les concessions et autres contrats de service sont généralement liés à celle-ci.

Celui qui souhaite participer aux infrastructures dispose, traditionnellement, de deux possibilités: prendre une participation dans une société non cotée ou acheter des actions d'une société cotée. Cette dernière possibilité s'illustre par le double avantage d'une liquidité satisfaisante et d'un potentiel d'appréciation à court terme. Cependant, par rapport à l'investissement dans une société non cotée, la volatilité est plus importante, la corrélation aux marchés des actions plus forte et les rendements souvent plus bas sur le long terme.

Dès lors, l'univers des sociétés non cotées représente la meilleure opportunité de création de valeur dans ce domaine. Afin de s'y retrouver, il est toutefois opportun de s'appuyer sur un spécialiste pour l'acquisition, la gestion et le suivi d'actifs d'infrastructures. De fait, au-delà du problème d'accès, le rendement attendu dépendra du type d'actif, de son prix d'acquisition et de la gestion opérationnelle et financière de la société en question.

A titre d'exemple, notre maison a choisi de s'associer avec le leader mondial dans le domaine: la banque australienne Macquarie. Cette dernière effectue un premier filtrage des sociétés d'infrastructures offrant à la fois un avantage stratégique et concurrentiel, une faible exposition aux cycles économiques et des cash-flows stables et prévisibles. Elle étudie ensuite le potentiel d'amélioration au niveau opérationnel. Si une opportunité d'achat existe, les analystes procèdent à des examens approfondis («due diligence») de la société et élaborent un plan commercial et financier détaillé. Enfin, si la transaction aboutit, les spécialistes commerciaux sont chargés de la gestion de l'actif et d'un suivi rigoureux. La structure du capital de la société est également optimisée pour réduire les risques associés aux taux d'intérêt et pour en améliorer l'efficience.

Ce processus permet un accès au marché non coté des infrastructures grâce à des solutions d'investissement spécialisées. Les prévisions sur le rendement total de tels investissements (dividende plus appréciation) dépassent le rendement moyen à long terme pour un placement en actions. C'est ainsi une opportunité pour les investisseurs d'entrer sur un marché particulier et difficilement accessible. En conclusion, les infrastructures offrent une alternative originale aux placements obligataires traditionnels en termes de risque, tout en offrant un rendement attendu supérieur.