Ce recul, qui confirme que la deuxième économie mondiale est engluée dans une profonde déflation, est nettement supérieur aux prévisions des économistes. Ces derniers ne tablaient en moyenne que sur une baisse de 6,2%, selon un sondage réalisé par DowJones Newswires.

Selon la Banque du Japon, la baisse de juin est essentiellement attribuable à l’acier, ainsi qu’à l’énergie électrique et au gaz.

Les prix à l’exportation, calculés dans la devise dans laquelle ont été rédigés les contrats, ont reculé de 5,1% tandis que les prix à l’importation, également calculés selon la devise des contrats, ont dégringolé de 26,5%.

En mai, les prix de gros intérieurs avaient déjà reculé de 5,5%, selon des chiffres révisés également publiés vendredi.

L’Europe touchée

Les effets de la crise se font également durement sentir en Europe. En Irlande, la chute des prix à la consommation a fait plonger le taux annuel de déflation à 5.4% en juin, selon les chiffres publiés par l’Office central de la statistique. Conséquence de la politique des prix cassés pratiqués par les détaillants pour encourager les consommateurs à dépenser.

Ces chiffres montrent également que la baisse des prix en Irlande son supérieur au taux moyen de déflation dans la zone euro. L’indice européen des prix à la consommation harmonisé, qui exclu l’intérêt hypothécaire, a baissé à un taux annuel de -2.2%. En comparaison, la moyenne européenne se situe à -0.1%.