Tout s’annonçait plutôt bien pour Stadler Rail: le fabricant thurgovien de matériel ferroviaire promettait une croissance plus que doublée par rapport à celle enregistrée avant son entrée fracassante en bourse il y a tout juste un an, visant 3,5 milliards de francs de revenus. Le concepteur des wagons Flirt, qui composent notamment les trains régionaux des CFF, enchaînait les commandes de trams et de rames aux quatre coins du monde, affichant un carnet d’ordres à 15 milliards de francs à fin 2019. Lancé à pleine vitesse, avec des contrats portant sur plusieurs années, il semblait à peine ébranlé par la crise liée au coronavirus, qui plonge la plupart des groupes industriels dans l’incertitude.