Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Les deux maîtres de cérémonie du Royaume du Web à Palexpo en mai prochain: David Coscas (alias McFly) et Raphael Carlier (Carlito), de l’écurie Golden Moustache. Les deux «youtubeurs» parisiens fédèrent quelque 2,5 millions d’internautes.   

Web

Les stars de YouTube tiennent salon à Genève

Les champions suisses et francophones de la création de vidéo en ligne se donnent rendez-vous à Palexpo le printemps prochain. Au programme: rires, gaming, conseils beauté et mode, littérature et autres spectacles en temps réel

La crème des «youtubeurs» franco-suisses s’expose à Genève. Plus précisément à Palexpo, du 6 au 7 mai prochain. Nom de code de la manifestation qualifiée d’unique en son genre: le Royaume du Web. «Notre objectif n’est pas d’organiser un Salon à «selfies» ou de dédicaces. Nous voulons proposer un véritable concept de création en temps réel, à la fois visuel, sonore et olfactif», résume Bertrand Saillen, directeur artistique de l’événement.

Traduction: le temps d’un week-end, les 13 000 m2 de la halle 7 – soit environ un tiers de la superficie dévolue aux Automnales – vont se transformer en parcours Ikea. «Les visiteurs, répartis en quatre groupes de maximum 6000 personnes, pourront tout à tour cheminer durant 4 heures et demie à travers différents univers, soit des scènes littéraires, humoristiques, sportives, musicales ou encore dédiées au lifestyle, où se joueront des spectacles vivants et autres ateliers web», explique Bertrand Saillen.

Moyennant un prix d’entrée compris entre 30 et 50 francs, le Royaume du Web s’adresse en priorité aux 10-25 ans. «Mais les générations de «A» à «Z» sont les bienvenues», nuance la cheville ouvrière de l’événement.

Lire aussi: «Le numérique est indissociable de l’avenir du canton»

Quarante «guest stars» sont prévues à cette occasion. Dont quatre champions de la création de vidéo sur la célèbre plateforme en ligne: les Genevois Julien Donzé (alias Le Grand JD) et Caroline Leuba (alias Dear Caroline), ainsi que les parisiens McFly (David Coscas) et son acolyte Carlito (Raphael Carlier). A eux quatre, ces «youtubeurs» fédèrent environ quatre millions d’internautes. Une véritable communauté à laquelle ils s’adressent sans intermédiaires.

S’ils sont drôles, innovants, bourrés de talent et de sens de l’improvisation, nos champions francophones sont avant tout des hommes et des femmes d’affaires avisés, qui ont commencé très jeunes. Ils reconnaissent aujourd’hui «bien gagner leur vie» grâce à YouTube. «Nos trois enfants sont parfois trop nourris», lâche Carlito, qui se considère comme un salarié de sa chaîne Golden Moustache. «Au rythme où va notre popularité, on pourrait même envisager d’élargir la famille de plusieurs héritiers supplémentaires», plaisante son compère McFly.

Toutefois, les «youtubeurs» ne sont pas tous logés à la même enseigne. La plupart se contentent de la rémunération de la plateforme – qui, elle, se finance via des publicités maison –, négociée entre 50 centimes et un peu plus d’un franc pour 1000 vues de leur vidéo. Indépendamment de la surface de leur audience, d’autres choisissent de signer des accords de placements de produits – plus ou moins subtils – ou de partenariats avec des réseaux d’agences ou écuries de «youtubeurs» pour gonfler leurs revenus.

Les bonnes fibres pour réussir

Exemple de succès planétaires: Norman (plus de 8 millions d’abonnés), qui s’est annoncé présent au Royaume du Web, cumulerait plus de 15 000 francs de gains mensuels, faisant de lui le 4e «youtubeur» le mieux payé de l’Hexagone. Ou encore, le numéro un mondial en termes de compte en banque Felix Arvid Ulf Keljberg (alias PewDieDie et ses plus de 24 millions de suiveurs), dont le salaire annuel oscillerait entre 600 000 et près de 6,5 millions de francs.

«En Suisse, les grandes marques ne comprennent pas bien le phénomène YouTube. J’ai en revanche énormément de propositions venant de France», indique Dear Caroline qui, contrairement à Le Grand JD et son allergie aux contrats publicitaires, ne se nourrit plus que de l’environnement YouTube.

Le secret pour percer dans la vidéo et le contenu en ligne: «La fibre, au sens propre comme au figuré», conclut Carlito.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)