Vingt start-up sélectionnées par le programme national de formation venturelab partiront une semaine aux Etats-Unis au mois de juin dans le cadre d’un programme dénommé venture leaders. Ces entrepreneurs, présents jeudi, au Rolex Learning Center de l’EPFL, pourront s’immerger dans cette culture américaine de la start-up et y créer des réseaux.

Ces deux équipes de start-up, l’une dans les sciences de la vie et l’autre dans les technologies, s’envoleront pour Boston et New York durant une semaine avec pour objectif d’accélérer leur développement commercial sur le marché américain. Le voyage comprendra des rencontres avec des investisseurs et des experts locaux.

Chaque start-up avait jeudi vingt minutes pour se présenter. Parmi elles, la société lausannoise FieldWiz, cofondée par Julien Moix. Celle-ci a développé un petit appareil destiné, initialement, aux joueurs de football. Placé dans le dos des sportifs et tenu grâce à une brassière, il permet d’effectuer toutes sortes de mesure sur les déplacements, l’accélération ou le positionnement sur le terrain. «Les GPS que l’on trouve dans les smartphones ne sont pas suffisamment précis pour analyser les déplacements dans des sports multidirectionnels, c’est-à-dire avec des changements de directions en grand nombre», explique Julien Moix qui a déjà convaincu 600 jours de football et de rugby dans dix pays. Parmi les clients de FieldWiz, on peut citer le FC Zurich, le FC St-Gall ou le Stade Rennais en France. Qu’attend FieldWiz de son voyage aux Etats-Unis? «Il s’agit d’un marché très important où les gens sont passionnés de sport, de technologie et de statistiques. Notre but est d’y rencontrer des partenaires et y trouver des fonds pour accélérer notre croissance», espère Julien Moix.

Autre entreprise présente jeudi à Lausanne: PB&B. Cette start-up, née en 2013 à l’EPFL, propose une solution anti-âge, à savoir un produit d’injection contenant des microsphères biodégradables chargées de lipides. «Aux Etats-Unis, nous espérons élargir notre cercle de partenaires de développement et d’investissement», note Anthony Aho, cofondateur de PB&B.