Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Siège de la licorne française BlaBlaCar
© PATRICK KOVARIK

Innovation

Start-up: la fièvre d’investissements continue malgré les craintes de bulle

Les investissements dans des start-up non cotées ont continué de grimper au troisième trimestre. Défiant les craintes d’une nouvelle bulle dans le secteur technologique

Le volume de liquidités investies dans des start-up non cotées a continué de grimper au troisième trimestre, défiant les craintes d’une nouvelle bulle dans le secteur technologique, selon une étude publiée mercredi qui décèle néanmoins des signes de rafraîchissement dans cette fièvre d’investissements.

Au total, 37,6 milliards de dollars de financements ont été accordés au troisième trimestre dans le monde à 1799 entreprises financées par du capital-risque, selon cette étude réalisée par la société de recherche spécialisée CB Insight et le cabinet KPMG. C’est le niveau le plus élevé enregistré depuis 2001, et cela porte le total depuis le début d’année à 98,4 milliards de dollars, soit déjà plus que sur l’ensemble de 2014 (88,7 milliards) et le double de 2013.

Niveau le plus élevé depuis 2001

Mais seulement 23% de ce montant a servi à des financements de démarrage pour de très jeunes entreprises, un niveau en baisse pour le cinquième trimestre consécutif.

Aujourd’hui, il y a davantage d’investissements dans des entreprises plus matures et moins d’entrées en bourse permettant aux investisseurs de récupérer leurs capitaux que dans les années passées, note l’étude. Cela peut affecter la disponibilité des capitaux pour de l’investissement de démarrage.»

Les plus grosses start-up non cotées, comme Uber ou Airbnb, ont pu jusqu’ici éviter d’entrer en bourse et continuer à se financer par du capital-risque, avec des levées de fonds chiffrées en milliards de dollars.

Priorité pour les gros tours de table

De manière générale, une grande partie des investissements part dans de gros tours de table: l’étude en a comptabilisé dix où plus de 500 millions de dollars ont été levés ce trimestre, et plus de 60 dépassant 100 millions. Cela encourage la croissance du nombre de «licornes», des sociétés non cotées évaluées à plus de 1 milliard de dollars: 23 sont nées au troisième trimestre, dont 17 aux Etats-Unis, portant le total depuis le début de l’année à 58. CB Insight en répertorie désormais 104 à l’échelle mondiale, représentant 503 milliards de dollars de valorisation cumulée.

La vaste majorité des financements ce trimestre (77%) est allée à des start-up du secteur technologique (entreprises liées à Internet, aux communications mobiles ou aux technologies financières).

L’Europe peu attractive

L’autre grand secteur d’investissement est la santé (12% du total), qui englobe aussi les start-up proposant des services numériques liés à cette spécialité.

En termes régionaux, l’Amérique du Nord s’est octroyé la part du lion (20,3 milliards), suivie par l’Asie (13,5 milliards) où des investissements remarqués ont été réalisés dans le rival chinois d’Uber, Didi Kuaidi, ou la société indienne de commerce en ligne Snapdeal. L’Europe émarge à seulement 3,6 milliards, avec la société française Blablacar ou l’allemande Hellofresh parmi les bénéficiaires notables.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)