Biotech

La start-up lausannoise Genohm accumule les contrats

Les logiciels de la jeune entreprise vaudoise équipent la biobanque du Qatar ou des appareils de séquençage de l’ADN de l’entreprise allemande de biotechnologie Qiagen

Face au volume gigantesque de données générées par les laboratoires de recherche, les biobanques ou les centres de diagnostic, la société Genohm permet de faire le tri. Ses logiciels ont convaincu plusieurs clients ces dernières semaines.

Localisée sur le parc de l’innovation de l’EPFL, la start-up, créée en 2011, a signé ce mois dix nouveaux accords. Avec le Qatar, notamment, qui prévoit d’utiliser les logiciels de la jeune entreprise romande pour équiper sa biobanque nationale. La société de biotechnologie allemande Qiagen utilise aussi les solutions de Genohm pour ses machines de séquençage de l'ADN. L’Hôpital Jules Gonin à Lausanne ainsi que plusieurs laboratoires à l’EPFL, au CHUV ou le Nestlé Institute for Health Science figurent également parmi les clients.

Gérer, traiter, classifier et stocker les données

Genohm, qui devrait doubler son chiffre d’affaires en 2016 de 2 à 4 millions de francs, a développé une solution informatique permettant la numérisation des laboratoires de recherche dans le secteur des sciences de la vie. «Avec nos logiciels, les laboratoires peuvent abandonner tout support papier, explique Frederik Decouttere, cofondateur et directeur de Genohm. Nous ne faisons pas de l’analyse mais nous avons développé un produit qui permet de gérer, traiter, classifier et stocker les données de laboratoires, à l’exemple de celles issues du séquençage à haut débit. Comme le volume des données est toujours plus important et face à la complexité des résultats, notre système offre une traçabilité et permet à nos clients de gagner du temps.» Et la start-up ne connaîtrait, a priori, que quatre à cinq concurrents aux Etats-Unis. «En Europe, nous sommes les seuls à offrir une telle solution informatique qui se concentre sur les biobanques et le séquençage à haut débit», affirme Frederik Decouttere.

La start-up, qui emploie vingt-cinq collaborateurs, s’est fait connaître lorsqu’elle est parvenue à automatiser le laboratoire central de la FDA aux Etats-Unis en 2015. En 2011, elle a ouvert des bureaux à Ghent, en Belgique et depuis cette année elle est aussi présente à Durham (Caroline du Nord) aux Etats-Unis. «Nos clients sont des universités, des hôpitaux, des sociétés biotech et des laboratoires gouvernementaux en Suisse, en Allemagne, en Belgique, au Danemark et aux USA», précise Frederik Decouttere qui cherche désormais à pénétrer le marché des laboratoires de diagnostic qui se lancent dans les analyses génétiques et dans le séquençage à haut débit.

Publicité