Technologie

La start-up lausannoise Kandou a récolté 10 millions de dollars

La start-up de l’EPFL , spécialisée en réduction de la consommation énergétique, doit encore trouver des partenaires. Elle discute déjà pour un second tour de financement, indique un de ses cofondateurs, Harm Cronie

Kandou vient de boucler un tour de financement de série A de 10 millions de dollars (9,2 millions de francs). L’information, glissée sur www.venturekick.ch, le site internet du fonds d’amorçage, a été confirmée au Temps lundi par Harm Cronie, cofondateur de la start-up basée au parc scientifique de l’EPFL.

La technologie de la société réduit considérablement la consommation énergétique des appareils électroniques, en plus d’apporter à ces derniers un surcroît de puissance et de vitesse. Concrètement, la consommation des serveurs informatiques pourrait être réduite de deux fois et la capacité des batteries de téléphones mobiles pourrait être accrue de plus de 20%.

Qui sont les nouveaux investisseurs dans la start-up? Sur cette question, Harm Cronie, qui a fondé la société à fin 2010 avec le professeur Amin Shokrollahi, se montre peu loquace: «Ce sont des privés, pas des institutionnels, pas non plus des compagnies industrielles», indique-t-il. Cet argent servira notamment à la poursuite des développements de la technologie et à sa mise en œuvre sur le terrain. Dans cette optique, l’effectif a progressé de cinq collaborateurs l’an dernier à 16 aujour­d’hui.

Focus sur les serveurs

Rappelons l’astuce de la start-up lausannoise: elle agit sur le débit de transmission des données entre les différents composants de l’appareil, permettant ainsi de transporter davantage d’informations en moins de temps. «Il s’agit d’un nouveau langage», déclarait dans nos colonnesAmin Shokrollahi, professeur au Laboratoire d’algorithmique de l’EPFL, en juin dernier.

Entre les deux industries qui l’intéressent pour l’implémentation de sa technologie, Kandou a fait un choix stratégique pour son démarrage. «Nous mettons clairement le focus sur le marché des serveurs, dont les maisons mères se trouvent souvent aux Etats-Unis», souligne Harm Cronie. Avec des partenaires potentiels comme IBM ou Intel dans la ligne de mire. «Nous cherchons maintenant à finaliser des partenariats. Rien n’a encore été signé», précise le dirigeant.

Cette première levée de fonds laisse augurer d’une deuxième, d’ores et déjà en préparation. «Je ne peux en dévoiler davantage car nous sommes actuellement en discussion avec des investisseurs», coupe le cofondateur.

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