Cybersécurité

La start-up lausannoise Teserakt récompensée

La société spécialisée dans le cryptage de données reçoit le SecTech Award décerné par PwC. Elle a développé un logiciel permettant de chiffrer les communications des objets et des machines connectés entre eux

Le principe est plutôt simple, puisqu’il s’agit d’empêcher que le contenu d’un message soit lisible par quelqu’un d’autre que son destinataire. Et si ce système de chiffrement de bout en bout est aujourd’hui généralisé sur les principales plateformes de messagerie – WhatsApp, Wire, etc. –, cette confidentialité n’est pas garantie pour les données générées par des objets ou des machines. Et c’est pour avoir développé un logiciel permettant de protéger les communications dans cet internet des objets (IoT) que la start-up Teserakt a été récompensée par le SecTech Award de PwC mercredi à Genève.

Vulnérabilité des particuliers et des entreprises

«Aujourd’hui, un nombre croissant d’objets du quotidien sont connectés à internet», a souligné son cofondateur Jean-Philippe Aumasson. Ces appareils génèrent un grand nombre de données, augmentant de fait la vulnérabilité de leurs utilisateurs aux attaques informatiques. Y compris les entreprises: «Toutes les branches sont concernées, de l’industrie automobile au transport d’énergie, en passant par la santé», poursuit l’entrepreneur formé notamment à l’EPFL. Parmi ses clients, la toute jeune entreprise fondée l’an dernier compte des entreprises actives dans l’aérospatiale et des fournisseurs de technologies IoT.

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Le logiciel développé par Teserakt fournit en outre la gestion des clés cryptographiques permettant de lire ces communications. «Autrement dit qui peut déchiffrer l’information et à quel moment, un grand défi», souligne Sylvain Pasini. Le professeur de la Haute Ecole d’ingénieurs du canton de Vaud (HEIG-VD) était présent parmi les six membres du jury, dont faisait partie l’auteure de cet article. Le gagnant s’est vu remettre un bon d’une valeur de 25 000 francs pour un accompagnement dans le développement de la société par le cabinet de conseil organisateur du prix.

Parmi les 11 concurrents, s’est aussi distingué le spin-off de l’EPFZ SnowHaze, qui a développé un navigateur privé et un service VPN (réseau informatique) permettant à ses utilisateurs de surfer en toute confidentialité. Ainsi que CybrQ, basée également à Zurich, dont le système destiné aux PME envoie des alertes en cas de lien ou de courriel suspect.

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