«Vous avez été sélectionné pour la dernière étape de notre programme d’évaluation EIC Accelerator.» Pour des centaines de PME européennes, principalement des start-up, un tel message issu de la Commission européenne vaut son pesant d’or. Il ouvre la porte à la troisième et dernière phase de sélection d’un programme aussi prestigieux que compétitif: moins de trois entreprises sur 100 qui y postulent sont sélectionnées. Les heureuses élues décrochent le gros lot puisque le soutien ainsi obtenu peut atteindre plusieurs millions d’euros.

Ce message, Laurent Coulot l’a reçu la semaine dernière. Mais c’est la boule au ventre que le cofondateur et directeur d’Insolight a accueilli la nouvelle. Après l’avoir informé du feu vert octroyé par un comité d’experts indépendants, Bruxelles lui a en effet fait savoir qu’en raison de la rupture des négociations institutionnelles entre la Suisse et l’Union européenne (UE), sa société n’était plus éligible.