capteurs

La start-up PersonalCare Systems souhaite offrir plus d’autonomie au troisième âge

La société genevoise veut remplacer la traditionnelle alarme donnée par «bouton-poussoir»

La start-up genevoise PersonalCare Systems souhaite offrir plus d’autonomie au 3e âge

Capteurs La société veut remplacer la traditionnelle alarme donnée par «bouton-poussoir»

De plus en plus d’entreprises romandes s’attaquent au marché des seniors. PersonalCare Systems, une start-up genevoise, figure parmi les nouveaux acteurs prêts à sécuriser les personnes âgées. Elle a développé des applications de traitement des données intégrées à des capteurs qui seront commercialisées d’ici au début de l’année prochaine. Ces derniers seront placés dans les différentes pièces d’un appartement ou d’une maison.

«En une quinzaine de jours, le système est capable d’établir un profil des habitudes et du comportement d’un résident. Nous pouvons aussi y inclure des capteurs de fumée ou d’inondation et les intégrer, par exemple, à un système d’alarme déjà existant», explique Toni Conde, directeur et fondateur de PersonalCare Systems, un ingénieur qui a déjà créé deux autres start-up, dont une spin-off de l’EPFL revendue à un grand groupe européen d’ingénierie en informatique.

Les données de base des censeurs sont regroupées sur une plateforme puis analysées. En cas d’anomalie, une centrale d’alarme avertira les proches aidants ou les services d’urgence, en cas de chute, par exemple. «Notre ambition est d’anticiper les accidents et de créer un environnement sécurisé, prévoit Toni Conde. Le système, non intrusif, a l’avantage d’être modulable et de s’adapter à différents types de pathologies.» Autre avantage évoqué: l’utilisateur n’a pas à appuyer sur le bouton-poussoir d’une montre en cas de chute.

Le projet a pris source à la Faculté d’informatique et de communications de l’EPFL. Fondée en 2012, la start-up, lauréate du Prix Graines de Boss, décerné à la fin du mois de mai dernier, souhaite travailler avec des institutions et fondations d’aide aux soins à domicile. Des contacts et des sites pilotes sont déjà en cours en Suisse romande, en France et en Espagne. «C’est le désert médical dans les pays du sud. Il y a peu de solutions de ce type», constate Toni Conde qui espère générer un chiffre d’affaires de 15 millions de francs d’ici à cinq ans et compter sur une équipe de 60 personnes pour s’attaquer au marché européen.

La tendance actuelle vise à renforcer le maintien à domicile de personnes âgées. A l’heure actuelle en Suisse, il y a environ 220 000 personnes de plus de 65 ans ayant besoin de systèmes d’aide à l’autonomie, «ce qui représente un marché annuel d’environ 60 000 installations de type bouton-poussoir», précise Toni Conde. Le marché dans l’Union européenne peut être extrapolé à environ 7,5 millions de foyers privés, avec un marché potentiel annuel de 1,8 million d’installations.

Concurrence de DomoSafety

PersonalCare Systems espère grignoter une part du marché, tout comme d’ailleurs ses concurrents romands, à l’exemple de la société lausannoise DomoSafety, une start-up de 13 personnes fondée en 2009 par Guillaume DuPasquier. Celle-ci développe aussi un système d’alertes permettant d’informer les proches ou les professionnels de la santé en cas de dégradation du niveau d’autonomie d’une personne âgée. Elle compte une centaine de clients en Suisse romande et vise désormais la Suisse alémanique et le marché européen.

Publicité