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Le robot Thymio utilisé en classe. 
© DR

Innovation

Les start-up suisses de l'éducation suisse possèdent leur incubateur

Le Swiss EdTech Collider accueille trente start-up à l’Innovation Park de l’EPFL. Elles proposent toutes des technologies en lien avec la pédagogie

Un nouvel incubateur a été inauguré jeudi, à l’Innovation Park, sur le site de l’EPFL. Dénommé le Swiss EdTech Collider, cet espace de 300 mètres carrés est dédié aux technologies de l’éducation. Une trentaine de start-up, spécialisées dans la pédagogie et l’éducation, y sont présentes.

«Cet incubateur veut offrir une visibilité accrue aux start-up auprès des clients ou des investisseurs et encourager des synergies», explique Pierre Dillenbourg, professeur à l’EPFL et président du Swiss EdTech Collider, une association qu’il chapeautera avec Francesco Mondada, Marcel Salathé et Denis Gillet, tous professeurs à l’EPFL. «En Suisse romande, il y a déjà des incubateurs spécialisés dans la fintech ou la medtech mais aucun dans les technologies éducatives. C’est pourtant un marché en pleine croissance, notamment à Londres ou aux Etats-Unis», note Pierre Dillenbourg. Les plateformes d’éducation numérique pourraient générer des investissements qui dépasseront les 250 milliards de dollars en 2020, selon EdTechXGlobal and Ibis Capital.

Cours en ligne et robot

Parmi les start-up du EdTech Collider, six d’entre elles sont zurichoises. Les autres locataires se nomment, par exemple, Coorpacademy qui propose des cours en ligne novateurs, destinées principalement aux collaborateurs d’entreprises, ou Bulbee, une start-up fondée par une enseignante genevoise qui propose une application mobile mettant en relation, via les smartphones, répétiteurs et élèves.

L’association à but non lucratif Mobsya y loue également des espaces de travail. Elle s’occupe de la production et de la commercialisation du robot Thymio. «Ce robot apprend aux enfants la programmation et démystifie la technologie. Nous en avons produit et commercialisés près de 22 000. Des familles et des enseignants du monde entier l’ont adopté en classe. Pas moins 600 enseignants en Suisse romande l’utilisent, certains quelques heures, d’autres plusieurs jours», se réjouit Christophe Barraud, président de l’association Mobsya.

Quel est le futur des technologies dans l’éducation? «Le numérique pénètre inévitablement de plus en plus le monde éducatif mais il ne va pas déshumaniser les classes. Je ne crois pas à une révolution, avec des professeurs qui seront remplacés par des logiciels ou des robots», tient à rassurer Pierre Dillenbourg, lui-même considéré comme le «Monsieur MOOC» (formation en ligne massive ouverte à tous) de l’EPFL, un établissement qui a produit 72 cours en ligne qui attirent 1,6 million d’inscrits à travers le monde, l’un des records européens.

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