«[…]Aux yeux du Conseil fédéral, l'utilisation des nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC) présente des atouts indéniables. Il y voit avant tout une possibilité d'accroître la capacité d'action et les moyens de communication des individus, d'engager et d'approfondir les contacts multiculturels au-delà des frontières et de développer dans le sens voulu les spécificités culturelles et la diversité d'une société démocratique et ouverte. Dans ce contexte, il y a lieu de veiller à ce que la société de l'information tienne équitablement compte des intérêts spécifiques des pays du Sud.

Elle permettra d'améliorer la situation de l'emploi, la qualité de la vie et l'intégration des personnes handicapées ou âgées et des minorités. Elle peut, par ailleurs, contribuer à renforcer l'attrait de la place économique suisse et le cadre de vie du pays. Le Conseil fédéral estime donc prioritaire la réalisation de sa stratégie pour une société de l'information.» «Il est toutefois conscient du fait que les NTIC ne sont pas une panacée, qu'elles comportent des risques en matière de protection de la personnalité et des droits fondamentaux des personnes et qu'elles pourraient mener à des exclusions et à des inégalités sociales ou économiques. A mesure que la société de l'information se développe, l'Etat doit donc veiller à réduire ces risques et à renforcer les facteurs d'intégration. […] L'attrait, la modernisation et la préparation aux défis futurs de la place économique suisse seront améliorés par une offre de haute qualité technique dans le domaine des NTIC. En outre, il y a lieu d'exploiter le potentiel d'emplois lié à la conquête de nouveaux marchés, aux innovations et aux investissements qui en résultent. A cet effet, il conviendra d'assurer, voire de créer, les conditions générales adéquates. […]»

18 février 1998