Sélection

Street art, mythologie et microbrasserie… Sept jeux mobiles qui valent le détour

Si vous vous lassez de toujours jouer aux mêmes jeux sur smartphone ou tablette, voici quelques nouveautés sélectionnées dans le Google Play et l’App Store

Parmi les jeux mobiles parus au printemps, voici sept titres à sortir de sa poche à tout moment.

«Supertype», un casse-tête typographique

Ce ne sont pas les mots qui comptent dans Supertype, mais les lettres qui les composent. L’objectif c’est de les projeter pour qu’elles atteignent des carrés disséminés dans chaque niveau. La forme ou l’orientation d’un caractère lui donne une dynamique propre. Le «o» roule, le «y» penche à droite ou le point du «i» peut être envoyé dans une direction. Les combinaisons sont parfois plus complexes qu’on ne le pense, et l’on s’amuse de gagner des niveaux avec des mots inventés comme «bwrryh». En bonus, on se régale aussi de l’esthétique unique qui mélange minimalisme et papiers peints vintage. Sur iOS et Android, 2 francs.

«Brew Town», devenez un magnat de la microbrasserie

Brew Town associe le jeu de gestion à l’univers de la microbrasserie. Le joueur doit donc récolter du houblon, le brasser, embouteiller sa bière puis répondre aux commandes. Pour progresser, il faut évidemment débloquer sept nouvelles recettes pour élargir sa gamme et ses profits. Ce jeu de gestion ne bouscule pas les règles du genre mais tire habilement parti de la vogue des brasseurs indépendants, avec clients à grosse barbe ou à chignon, gentilles caricatures de hipsters. Les amateurs apprécieront aussi de pouvoir entièrement personnaliser leurs bouteilles d’IPA, de Stout ou de Pilsner. Sur iOS et Android, gratuit.

«Oddmar», le cousin viking de «Rayman»

Il a beau arborer une barbe rousse et un casque à cornes, le Viking Oddmar est loin d’être une brute épaisse. C’est un doux rêveur qui obtient un super-pouvoir, bondissant grâce à un champignon magique. Et pour sauver son peuple, ce paria va devoir échapper à un troll, affronter un kraken ou traverser une forêt hantée. Ce titre emprunte aux classiques du jeu de plateforme comme Rayman, Super Mario Bros ou Donkey Kong Country. Même s’il se termine rapidement pour les plus aguerris, les niveaux sont foisonnants de détails, de secrets et bourrés d’humour. L’autre point fort d’Oddmar, c’est son histoire attachante racontée sous la forme d’un conte. Sur iOS, 5 francs.

«Parade! The Rhythm Battle», des animaux qui dansent

Ce jeu de rythme se joue en effleurant l’écran du smartphone vers le haut, le bas ou le côté. Le personnage principal avance et un animal lui donne un rythme à suivre. A chaque victoire, l’animal rejoint la «parade», c’est-à-dire une ménagerie qui suit en permanence le personnage. L’objectif est donc de «les attraper tous», soit une trentaine de spécimens dansants allant du kangourou au chat en passant par la tortue ou le perroquet. Ce jeu loufoque est idéal pour des parties courtes dans les transports ou dans la salle d’attente du médecin. Sur iOS et Android, gratuit.

«The Mooseman», un voyage spirituel et mythologique

Les peuples komis vivent dans des zones arctiques de la Russie. La mythologie de ces peuples méconnus sous nos latitudes est l’inspiration majeure de ce jeu russe. Elle est peuplée de divinités animales, comme «l’Homme-élan» du titre. Et, au fur et à mesure de sa progression, des contes et légendes sont débloqués par le joueur. Dans ce portage très réussi pour mobile d’un jeu sorti sur Steam en 2017, le joueur guide un personnage qui voyage entre les mondes des esprits et des humains. On passe de l’un à l’autre en effleurant l’écran. Le monde magique révèle les esprits qui se cachent derrière la réalité. Ils peuvent être bienveillants, comme l’esprit d’un roc qui permet de le déplacer, mais ils peuvent aussi être malfaisants. Ce voyage spirituel ainsi que son esthétique étrange donnent une puissance poétique à ce jeu. Sur iOS et Android, premiers niveaux gratuits, l’intégralité du jeu pour 2 francs.

«Vandals», mélange de street art et de réflexion

Les vandales en question dans ce jeu, ce sont les tagueurs. Equipé d’une bombe de peinture, votre personnage doit atteindre un mur à grapher en évitant de se faire repérer. Le système est celui d’un déplacement au tour par tour, un principe déjà utilisé par Lara Croft Go ou Hitman Go. Il faudra donc bien anticiper les déplacements des policiers et le bruit que vous faites. Ce jeu de réflexion se révèle créatif une fois le mur atteint, lorsque le joueur peut dessiner du bout du doigt son graffiti. Le connaisseur pourra aussi se réjouir de traverser des villes comme Berlin, New York ou Paris à des époques cruciales dans l’histoire du street art, en commençant par Paris en 1968. Sur iOS et Android, 4 francs.

«Colorblind», un jeu hommage à la Game Boy

Colorblind peut se traduire par «daltonien». L’univers de ce jeu est celui d’un monde privé de ses couleurs et, pour filer la métaphore visuelle, le personnage du jeu est un globe oculaire. Cet œil droit cherche à récupérer sa petite amie, un œil gauche, enlevée par un pirate. Le héros peut activer certaines couleurs primaires à l’aide de pinceaux capables de colorer des éléments de décors ou des pièces entières. Ce jeu de plateforme peut se révéler corsé quand on ne débloque pas certains points de sauvegarde payants. Il propose aussi un double voyage dans le temps. D’abord, parce que c’est une adaptation pour mobile d’un jeu Flash de 2013. Mais c’est surtout un hommage très réussi aux jeux monochromes de la Game Boy. Sur iOS et Android, gratuit, avec options payantes.

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