Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
n/a

Succession

Successions, mode d’emploi

Selon Frank Halter, expert en successions à l’Université de Saint-Gall, de nos jours seules 40% des PME en mains familiales sont transmises au sein de la famille. Pour 60%, d’autres solutions sont recherchées. «Il y a quinze ans, la proportion était inverse.»

Monsieur Halter, vous avez une vue d’ensemble pour tout le pays en matière de successions. Quelle est l’importance du sujet?

Frank Halter: On en parle beaucoup, tout le monde sait que c’est important et que les entrepreneurs ont bien de la peine à empoigner le sujet de leur succession. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait beaucoup de conseillers en la matière. Et ceux-ci vendent souvent du vent.

Vous êtes l’un de ces conseillers. Vous avez développé la théorie. Qu’est-ce qui la distingue de la pratique?

Commencer par la planification de la succession. Les entrepreneurs sont toujours dans l’action mais, lorsqu’il s’agit d’entrer dans le vif du sujet, de songer à leur propre finitude, ils ont cent raisons de ne pas le faire.

Ça se comprend.

C’est lié à la réponse à cette question: suis-je l’entreprise ou est-ce que je dirige l’entreprise? Quand on possède une entreprise et que, par conséquent, on s’en sent responsable, il est évident qu’il faut agir. Trop de gens conjuguent au conditionnel: je devrais, je pourrais, j’aurais. Ou alors ils courent voir leur agent fiduciaire.

Eh bien oui.

Non, au cas où il ne se passe rien en termes de succession, nul besoin d’un professionnel des chiffres pour commencer, mais de quelqu’un qui réfléchit en termes entrepreneuriaux et qui sait vous écouter.

Pour vous, la succession à la tête d’une entreprise est une tâche entrepreneuriale et stratégique. Qu’est-ce à dire concrètement?

Ce n’est que si l’on croit à un modèle d’affaires, que l’on discerne un vrai potentiel d’avenir et que l’on a la ferme volonté de continuer de développer l’entreprise avec toutes les forces disponibles que l’on a une vraie chance.


Plus c’est tôt, mieux c’est

Questions, options et règles pour une succession réussie.

Régler la succession est une des tâches stratégiques les plus importantes d’une entreprise – et une des plus ardues. Souvent les émotions et les facteurs subjectifs, tels que les peurs, les souhaits et les espoirs, jouent un rôle bien plus important que les faits. Pour commencer, il s’agit de se poser des questions essentielles, telles que:

  • Où en suis-je? Est-ce que je veux remettre la direction, la propriété ou les deux?
  • En cas de pépin, qu’arrivera-t-il à mon entreprise?
  • Quand me faut-il un expert et pour quoi faire?
  • Qui est concerné et qui doit être associé?
  • À quoi ressemble le cadre légal?
  • Comment cela influence-t-il ma situation familiale?

Pour la planification de succession, il existe les options suivantes:

  • Transmission au sein de la famille
  • Transmission au management (management buy-out)
  • Transmission à un tiers
  • Vente à des tiers (management buy-in)
  • Vente à un investisseur financier ou un concurrent (fusion & acquisition)
  • Liquidation

Il n’existe pas de recette ni de règle absolue. A l’exception de celle-ci: plus la question est abordée tôt, plus la marge de manœuvre sera grande.


Découvrez d’autres articles sur la succession d’entreprise:

Docteur Gab's, l'âge de la raison

Chez On, la polyvalence est précepte

Soudain, tout seul

Transmettre, c’est avoir confiance

Dix questions sur la planification de succession

Forts ensemble

"La vente dépend de l'émotionnel"

Qui doit reprendre?

FOCUS: succession d’entreprise

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)