Innovation

La Suisse aura sa deuxième Journée du digital

Satisfaite de la première édition l’an dernier, la plateforme Digitalswitzerland organise une nouvelle manifestation le 25 octobre prochain pour sensibiliser la population à la transition numérique

Prendre le virage de la numérisation, c’est bien. S’assurer que la population soit aussi embarquée, c’est mieux. Digitalswitzerland va ainsi organiser une deuxième Journée du digital. Après une édition jugée réussie l’an dernier, qui a pu toucher «plus de deux millions de personnes», la prochaine aura lieu le 25 octobre prochain, a annoncé Marc Walder, l’initiateur de l’association Digitalswitzerland, mercredi devant la presse à Zurich.

Lire aussi: Une Journée du digital, et après?

Celui qui est aussi directeur général de Ringier (copropriétaire du Temps) était accompagné d’Andreas Meyer, directeur des CFF. Pourquoi reconduire l’expérience? Entre autres parce que les paroles de l’ex-responsable de l’innovation en Estonie, pays à la pointe de la numérisation, résonnent encore: «En Suisse, il y a encore des discussions sur des choses qui se font depuis vingt ans déjà dans les pays nordiques», avait expliqué en novembre 2017 Taavi Kotka à Marc Walder, ajoutant que la tâche serait d’autant plus difficile qu’il n’y a pas de sentiment d’urgence en Suisse.

Pas toujours à la pointe

En outre, si le pays apparaît en tête de nombreux classements sur la compétitivité ou l’innovation, certaines statistiques montrent une autre réalité. En termes de diplômés en sciences, de participation des femmes, de cadre réglementaires ou d’«e-participation», la Suisse est parfois nettement moins bien classée.

La deuxième Journée du numérique veut ainsi rayonner encore davantage que l’an dernier pour rendre cette transition numérique «tangible» pour la population. La numérisation est une «chance», même s’il ne faut pas occulter les défis, a encore ajouté Marc Walder.

Deux fois plus de villes

Des manifestations se tiendront dans une douzaine de villes, soit deux fois plus que l’an dernier. La Suisse romande sera plus largement couverte: la gare Cornavin à Genève restera le site principal, auquel s’ajouteront Lausanne, Yverdon, Fribourg et Sion, autour de thèmes variés. Fribourg, par exemple, se consacrera à la formation. Yverdon se focalisera sur la cybersécurité.

Kudelski installera un mur affichant les 20 mots de passe les plus utilisés afin de sensibiliser les gens à la nécessité de protéger efficacement leurs comptes en ligne. Alors que les risques ne sont pas toujours pris en compte, «il est important de mettre l’accent sur cette cyberhygiène», a souligné Sébastien Kulling, responsable de Digitalswitzerland pour la Suisse romande.

Quelque 70 partenaires (grandes entreprises, hautes écoles, cantons, etc.) proposeront des démonstrations, discussions ou débats, contre 45 l’an dernier. En outre, trois conseillers fédéraux – Alain Berset, Johann Schneider-Ammann et Ignazio Cassis – soutiennent cette journée. Au total, près d’une centaine de personnes sont impliquées dans l’organisation. Digitalswitzerland ne donne en revanche pas d’informations sur le budget nécessaire à la tenue de cette journée.

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