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Image d'illustration. La Suisse pointe au 32e rang sur les 35 pays de l'OCDE.
© Alexandra Wey / Keystone

Impôts

En Suisse, la charge fiscale est restée faible en 2016

Les impôts sont restés nettement inférieures à la moyenne des pays de l’OCDE. La tendance globale est à la baisse des charges. Une baisse qui s’explique notamment «par des réformes dans une poignée de pays»

Les charges pesant en Suisse sur les salaires sont restées, en 2016, nettement inférieures à la moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Celle-ci a baissé pour la troisième année consécutive.

Parmi les pays de l'OCDE, la charge fiscale moyenne la plus élevée a été observée en Belgique (54%) pour les travailleurs célibataires sans enfant rémunérés au salaire moyen dans leur pays. Le Plat Pays est suivi par l'Allemagne (49,4%), la Hongrie (48,2%) et la France (48,1%), selon le rapport annuel «Impôts sur les salaires 2017» publié mardi par l'organisation.

Troisième baisse consécutive

A l'autre bout du classement, les «coins fiscaux» les plus faibles ont été observés au Chili (7%), en Nouvelle-Zélande (17,9%) et au Mexique (20,1%). La Suisse pointe au 32e rang sur les 35 pays de l'OCDE, avec 21,8%. Le pays avait le même pourcentage en 2015, mais occupait alors la 31e place.

Lire aussi: Les Suisses sont les moins opprimés fiscalement

Les «coins fiscaux» correspondent au total des impôts versés par les salariés et les employeurs après déduction des prestations familiales reçues, en pourcentage des coûts de main-d'oeuvre pour l'employeur.

La moyenne des pays de l'OCDE s'élève pour sa part à 36%, soit une baisse de 0,07 point de pourcentage par rapport à 2015, précise l'organisation basée à Paris. Il s'agit de la troisième année de baisse consécutive. Cette tendance annule en partie les hausses intervenues au cours des années qui ont immédiatement suivi la crise économique mondiale de 2008.

«Cette baisse s'explique en partie par des réformes dans une poignée de pays», explique Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE. Des baisses d'impôts peuvent renforcer les incitations à travailler pour les revenus faibles et intermédiaires, demeurant ainsi un moyen efficace de favoriser la croissance inclusive.

Aussi pour les ménages

En ce qui concerne les familles, la France possède un coin fiscal particulièrement élevé pour les ménages à un revenu avec deux enfants. Le poids total des prélèvements sur les revenus du travail a représenté 40% du coût de la main-d'oeuvre. Suivent la Finlande (39,2%) et la Belgique (38,6%), à égalité avec l'Italie.

Les pays où le taux effectif d'imposition pour les familles est le plus faible sont la Nouvelle-Zélande (6,2%), le Chili (7%), l'Irlande (8,3%) et la Suisse (9,1%, 32e rang). La moyenne pour les pays de l'OCDE est de 26,6%.

Rôle de la sécurité sociale

Quant au taux moyen d'imposition des personnes physiques dans les pays de l'OCDE, il était de 25,5% en 2016, identique à celui de l'année précédente. La Belgique, avec 40,7% des rémunérations brutes, affiche à nouveau le taux le plus élevé, devant l'Allemagne (39,7%) et le Danemark (36,2%). En Suisse, ce taux atteint 16,9%.

«Une baisse d'un point de pourcentage ou plus du coin salarial a été constatée dans deux pays, qui ont tous les deux engagé des réformes - l'Autriche (-2,47 points) et la Belgique (-1,32 point)», note l'OCDE.

Lire également: Les impôts les plus cocasses de l’histoire

La diminution survenue en Autriche est principalement la conséquence d'une réduction de l'impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP), tandis qu'en Belgique elle s'explique par une baisse de l'IRPP et des cotisations patronales de sécurité sociale.

La variation de l'IRPP a également été le principal facteur dans la plupart des pays où le coin fiscal a reculé en 2016. En Islande et en Suisse, les variations des cotisations de sécurité sociale ont également joué un rôle, note l'OCDE.

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