Le libre-échange entre la Suisse et la Chine se rapproche. Après plus de deux ans de négociations, les deux pays sont tombés d’accord vendredi sur les aspects techniques, a indiqué lundi le Département fédéral de l’économie et de la recherche (DEFR), sans donner plus de détails. Le texte, présenté mercredi au Conseil fédéral, doit encore être examiné au plan juridique.

Des divergences semblaient ralentir les négociations sur l’agriculture et l’industrie. Pour cette dernière, ce sont surtout les taxes à l’importation, entre 12 et 16%, qui posaient problème. Sans compter la taxe dédiée au luxe, qui s’ajoute au prix des montres suisses. «Il faudra discuter de la mise en place d’une plateforme d’échanges spécifique pour les sujets horlogers, comme cette taxe ou comme la contrefaçon», réagit Jean-Daniel Pasche. Le président de la Fédération de l’industrie horlogère rencontre ce mardi le chef du DEFR, Johann Schneider-Amman, «pour voir ce qui a été obtenu, ou pas».

Dernier sprint favorable?

Selon nos informations, la Suisse aurait gagné quelques points dans la dernière ligne droite. Car le rapport de force se serait quelque peu inversé. Le nouveau premier ministre, Li Keqiang, qui visitera l’Europe à la fin du mois, va faire halte en Suisse, le 24 mai. A cette occasion, une signature enverrait un signal fort aux pays européens, mais elle pèserait aussi sur le plan intérieur. Dans un pays où la classe dirigeante vient d’être renouvelée, un tel accord avec un pays situé au cœur de l’Europe aurait le mérite de confirmer la poursuite de sa politique d’ouverture économique.