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Les projets autour des cryptomonnaies et de la blockchain se sont multipliés en Suisse.
© Valentin Flauraud/Keystone ©

Editorial

La Suisse au cœur de la cryptorévolution

Ils sont des dizaines à travailler sur la blockchain ou les cryptomonnaies avec l’ambition de bouleverser nos habitudes. Des pionniers que le pays a tout intérêt à encourager, même s’ils ne réussiront pas tous

Connaître une partie de ceux qui veulent conquérir le monde technologique de demain, voilà l’objectif de cette série de portraits que nous publions cette semaine. Il a fallu choisir dans la multitude d’hommes, mais aussi de femmes, qui s’agitent en Suisse autour de la blockchain et des cryptomonnaies. En prendre quatre, connus ou moins connus, de ce microcosme fait de financiers, d’informaticiens, de technophiles ou venant d’autres horizons, appelés par ce nouveau monde. Quatre, pour donner des exemples de projets aussi variés que possible.

Lire aussi: La banquière qui veut faire entrer l’immobilier dans l’ère crypto

On aurait pu en sélectionner des dizaines d’autres, tant la Suisse s’est positionnée tôt sur la carte mondiale des cryptomonnaies, des ICO et autres termes consacrés dans ce domaine. Grâce à une réglementation légère, le pays veut être une «cryptonation». Rien de moins, même si le chemin est encore long puisque la plupart des entreprises en sont seulement au stade de l’élaboration et des promesses.

Fin des intermédiaires

Un peu comme aux débuts d’internet, ces pionniers pensent qu’ils tiennent une technologie capable de bouleverser toutes nos habitudes. «On s’affranchit des services postaux pour envoyer un e-mail. Alors pourquoi ne pas faire l’impasse sur tous les autres intermédiaires?» explique l’un de ces entrepreneurs dont nous publions le portrait. Qu’il s’agisse de supprimer les intermédiaires, de rendre des transactions plus rapides et plus sûres ou de numériser ou automatiser tout ce qui peut l’être, les projets se sont multipliés ces dernières années. Et les montants qu’ils récoltent se comptent désormais par millions, voire milliards, de francs.

Ces ambitions, parfois extravagantes, touchent tous les domaines. La banque, l’immobilier, l’administration, tout ce qui comporte des bases de données peut susciter l’intérêt des adeptes de la blockchain. De l’identité numérique au Registre du commerce, au stockage de la musique ou au trafic aérien, tout y passe. Ces initiatives se transformeront-elles, demain, en des Google et Facebook de la crypto? Ou seront-elles emportées dans l’explosion d’une bulle? Tout est possible. On voit pourtant mal le phénomène disparaître du jour au lendemain.

Quelques écueils

Restent quelques écueils: convaincre un grand nombre de sceptiques qui ne croient pas à la décentralisation. Conquérir un public encore peu touché par cette technologie. Résoudre des problèmes pratiques, comme l’immense consommation d’énergie nécessaire pour créer des bitcoins.

Quant à l’obstacle de la complexité, il n’est peut-être pas si important. La blockchain nous paraît obscure? On peut se rappeler que, plus de vingt-cinq ans après les débuts du web, rares sont ceux qui peuvent expliquer, techniquement, comment un e-mail se déplace d’une boîte de réception à une autre. Cela ne l’a pas empêché d’être adopté partout.

Et si la Suisse a joué un rôle aux débuts du web, la part qu’elle pourrait prendre dans l’exploration de ces nouvelles technologies sera peut-être encore plus importante.

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