Thomas Haagensen est le directeur commercial d’EasyJet pour l’Europe du Nord. Selon lui, Les bases genevoises et bâloises génèrent une croissance quatre à cinq fois supérieure à celle du marché national, d’un peu moins de 2%. La progression helvétique est aussi de 2 points de pourcentage plus élevée que celle du groupe. Entretien.

Le Temps: Le week-end après les attentats à Paris, plusieurs de vos clients ne se sont pas présentés à vos guichets. Êtes-vous inquiet?

Thomas Haagensen: Il est trop tôt pour établir des scénarios plausibles. Après des événements majeurs comme à Paris, vendredi dernier, ou les attentats de Londres en 2005, de Madrid en 2004 ou de Charlie Hebdo en janvier, on assiste toujours à une période de ralentissement. Mais aussi à une reprise des déplacements, après un certain temps.

La Suisse est-elle toujours aussi prioritaire pour EasyJet?

Plus que jamais. Ce marché a atteint les 11,2 millions de passagers, soit une augmentation de 900 000 voyageurs sur un an. Cela représente plus de 20% de la capacité du groupe [clients incrémentaux]. La Suisse croît quatre fois plus vite que le marché national, à 8% entre 20 014 et 2015. La progression annuelle est même plus marquée que pour le reste du groupe, [+6%]. 

Vous avez démarré à Genève, en 1998, avec des Boeing rachetés à la compagnie charter bâloise TEA. Où en êtes-vous aujourd’hui?

Nous disposons à ce jour de 71 routes – contre 52 à Bâle –, dont neuf ouvertes cette année. En 2016, il y en aura deux autres de plus. EasyJet transporte 6,9 millions de passagers depuis Cointrin.