L'Osec Business Network Switzerland (l'ancien Office d'expansion commerciale, privatisé en 2001) a ouvert hier à Paris son 11e Swiss Business Hub en présence de François Loos, ministre délégué français au Commerce extérieur, et de David Syz, notre secrétaire d'Etat à l'Economie. Le réseau des bureaux destinés à conseiller et à soutenir les PME dans leur expansion à l'étranger s'étoffe, quatre jours après l'inauguration du Hub de Londres et quelques semaines avant celui de Moscou.

A un journaliste malicieux qui lui demandait s'il trouvait approprié l'usage de l'anglais dans la capitale française, alors que la Suisse fait partie de l'Organisation internationale de la Francophonie, Balz Hösly, le directeur de l'Osec, a répondu que le Swiss Business Hub aurait ainsi le même nom à Paris, Vienne ou Madrid. L'Osec prend acte de la mondialisation jusque dans ses dimensions linguistiques. «Autrefois, explique Balz Hösly, l'exportation se développait selon le principe du sillage, les PME suivant les grosses entreprises exportatrices. Aujourd'hui, les PME ont connu une internationalisation sans précédent dans notre histoire. Et elles ont une place fondamentale dans notre commerce extérieur.»

Pourquoi soutenir des activités qui se portent bien? Et pourquoi le faire dans un pays comme la France, qui est notre deuxième partenaire commercial après l'Allemagne, avec 12,39 milliards de francs d'exportations et 14,56 milliards d'importations?

Possibilités de développement

Selon André Brohy, qui dirigera le Swiss Business Hub de Paris, nos relations avec la France n'ont pas connu, ces dernières années, un développement aussi rapide que vers d'autres marchés. Les échanges restent concentrés dans les zones frontalières, et beaucoup de PME «n'ont pas pris conscience des possibilités offertes par le marché français, et en particulier par des zones éloignées comme le nord de la France ou le Sud-Ouest.»

A l'occasion de cette inauguration, François Loos et David Syz ont eu des entretiens où ils n'ont pas abordé les sujets qui fâchent, comme les différends entre la Suisse et l'Union européenne sur les questions fiscales. Ils ont tous les deux souligné que cela n'empêche pas de s'entendre sur d'autres dossiers. Ils ont rappelé que la Suisse et la France ont des positions voisines, dans les négociations en cours à l'OMC, sur la nécessité d'aider l'agriculture. François Loos et David Syz envisagent enfin de développer la collaboration des deux pays dans l'aide aux entreprises par des échanges d'informations entre les réseaux français et suisse à l'étranger.