La Suisse n’a jamais abandonné l’idée d’intégrer un jour le G20. Ecartée de Cannes par la présidence française – le pays hôte a préféré inviter l’Espagne, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et Singapour –, elle ne cesse de faire comprendre qu’elle mérite sa promotion du fait que la place financière helvétique figure parmi les cinq les plus importantes au monde et qu’elle est directement concernée par les décisions prises par le G20.

D’ores et déjà, la machinerie diplomatique suisse est déjà en marche afin de sécuriser une place lors des prochains sommets, au Mexique en 2012 et en Russie en 2013.

La diplomatie suisse ne s’est toutefois pas offusquée de ne pas être invitée à Cannes. Pour faire entendre sa voix, elle n’a pas boudé les invitations aux réunions préparatoires du G20. La participation helvétique est coordonnée à Berne par une unité interdépartementale (Finances, Affaires étrangères et BNS). Ainsi des délégations helvétiques ont participé activement à de nombreuses réunions, notamment sur la réforme du système monétaire international, le renforcement de la régulation financière, la volatilité des prix des matières premières et la lutte contre la corruption.

Tactiquement, Berne affirme que le G20 accuse tout de même un déficit de légitimité et n’a pas d’assise juridique.